dimanche, 23 octobre 2011
Censures : baiser sur la lune - débat et thé à la galerie Bannwarth dans le cadre de Jerk Off

Dans le cadre du festival Jerk Off 2011 et sur invitation de la galerie Émilie Bannwarth,Florian Gaité et Marion Zilio vous convient à prendre part à un tea-time autour d’un feu decheminée. En toute courtoisie, des spécialistes de tout horizon seront invités à conversersur le thème des censures.
Si la censure suscite encore les plus vives polémiques, le discours à son encontre peine pourtant à se renouveler. Or la plasticité du phénomène, au sein d’un monde globalisé, nous exhorte aujourd’hui à le penser à nouveaux frais. Dans un monde aux valeurs métissées, comment justifier la reconnaissance unanime de critères de censure et de son autorité ? À qui profite le crime ? Qui en sont les véritables victimes ? De même, nos sociétés de l’information génèrent, à la fois, des dispositifs de contrôle inédits – WikiLeaks, géo-localisation, biométrie – et des lieux virtuels de non-droit, propices à la libre « diffusion » des données culturelles, qui inversent les rapports de surveillance et dérégulent l’économie de l’espace public. Au fond, la censure est-elle encore le seul apanage de la pensée conservatrice ? Ne faut-il pas lui rendre toute sa vertu ?
avec Mehdi Brit, historien d’art de formation, rédacteur en chef de la revue d'art en ligne Diapo et curateur, en collaboration avec Morgane Rousseau, des cycles de performances Quand la transgression flirte avec le luxe à l'Hôtel Particulier-Montmartre.
Catherine Couanet, docteur en esthétique de l’université Paris VIII, agrégée d’arts plastiques etartiste, elle travaille sur la question des représentations du corps et de l’intime. Elle est notammentauteur d'un livre, Sexualités et photographie, paru aux éditions L’Harmattan, en 2011.
Laurent Martin, docteur et agrégé en histoire, membre du Centre d’histoire de Sciences-Po (CHSP). Membre du comité de rédaction du Temps des Médias chercheur-associé à l'IMEC,auteur de nombreux articles et ouvrages sur le sujet dont La presse écrite en France au XXe siècle, paru en 2005 aux éditions de la Librairie Générale Française.
Dimanche 23 octobre 2011 – 17h
Galerie E. Bannwarth – 10 rue du foin, Paris 3e
15:17 Publié dans Art, art contemporain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 14 août 2011
60 secondes sur le net
Que se passe-t-il le temps qu'une minute s'écoule sur internet? L'agence GoGulf a modélisé cela sur uune seule image....

Infographic by- Shanghai Web Designers
18:54 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 09 juillet 2011
Plossu, les années hippies
Avec Far Out, petit album photographique et textuel, les éditions Médiapop font revivre au photographe Bernard Plossu ses années hippies, entre Californie et Inde…
Route 66; Californie 1974. Photo Bernard Plossu
C’est à Besançon que le Mulhousien Philippe Schweyer, l’un des animateurs des éditions Médiapop, rencontre le photographe Bernard Plossu. « La première chose que je lui ai dit, c’est que je voulais faire un livre avec lui », confesse-t-il, taquiné par les souvenirs des articles écrits par Plossu dans les numéros de Rock & Folk du début des années 70, lucarnes poétiques et voyageuses ouvertes sur l’univers hippie.
Avec derrière la tête, l’idée d’en faire un opuscule de la collection « Sublime », lancée avec son comparse strasbourgeois Bruno Chibane (*).
« Tout ça a un rapport avec la musique », avoue Philippe Schweyer et la mélodie qui se dégage des images de Plossu s’apparente à « la musique du silence ».
Bernard Plossu - révélé par Le voyage mexicain en 1979 seulement - a 20 ans, lorsque, plein des films de Bunuel, Aldrich, Bergman ou Bresson (Robert le cinéaste… pas Cartier, le photographe), il part au Mexique.
« Evidemment la liberté »
« Le grand sous-entendu de la photographie, c’est évidemment la liberté », écrit Denis Roche dans l'avant-propos de ce livre initial (sinon initiatique ) d’une démarche née dans la spontanéité des rencontres humaines. En 1970, direction Ceylan, puis Goa en Inde croisant des hippies nus sur les plages…
Tout l’intérêt de Far out réside justement dans la révélation de ces photographies échappées d’un autodafé qu’accomplit Plossu en 1985 en revenant des Etats-Unis pour se réinstaller en France et où il avait choisi de brûler toutes ses photos faites au grand angle : « Je lui préfère de loin l’objectif ‘’normal’’ de 50 mm qui ne déforme pas la réalité ! », clame, aujourd’hui encore, le photographe.
Philippe Schweyer ne cache pas son bonheur d’avoir pu convaincre Plossu de réunir dans un même livre, les articles qu’il avait écrit à l’époque et ces images rescapées d’un rêve hippie : « C’est un livre qui a cheminé », suggère l’éditeur qui a aussi réalisé avec son complice Bruno Chibane un entretien en 2010 publié en fin d’ouvrage où Bernard Plossu raconte ces années-là .
Pour ceux qui ont vécu cette période, la nostalgie sera certainement caressée par les portraits des trois sœurs Baez ou d’Allen Ginsberg. Pour les plus jeunes, cet ouvrage au format de poche apportera une sorte de « snapshot », d’image prise sur le vif, dans le sens du vivant, intelligente introduction à la découvert de cette époque.
Une découverte sensible en tout cas, en harmonie avec la posture photographique de Plossu dont Alain Sayag disait très justement, dans la préface du livre Les paysages intermédiaires (1988) : il se sert du réel « comme d’un écran où il projette ses émotions ».
Dominique Bannwarth
LIRE « Far out » dans la collection Sublime chez Médiapop éditions. 15 euros. Dans la m^me collection : About Rock, Sex and Cities de Denis Scheubel et Henri Walliser et Magnificence (amours Blondie) d’Emmanuel Abela et Jennifer Yerkes.
17:11 Publié dans photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : plossu, photographie, hippie, californie, big sur, goa, inde
samedi, 02 juillet 2011
DSK la transparence insupportable
L'étalage des frasques et des penchants sexuels de DSK fait peur. D'abord, parce que l'irruption de la transparence médiatique dans ce domaine privé heurte la décence. Ensuite, parce qu'il s'inscrit aussi dans le contexte américain, celui d'un puritanisme excessif qui à force de transparence en devient totalitaire.
Interrogeons-nous sur le fonctionnement des médias dans cette affaire, à livrer dès que possible le moindre détail souvent communiqué par les acteurs du processus judiciaire eux-mêmes... étrange et incestueuse relation...
11:23 Publié dans médias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dsk, média, justice, usa, puritanisme










