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  • Le règne d'Anastasie?

    Est-ce que Sarkozy rime avec Anasthasie? En tout cas la question des relations entre le pouvoir et les médias alimente une nouvelle fois le débat... journalistique.

    On passe sur les affaires Genestar (viré pour avoir publié dans Match les indélicates images de Mme Sarkozy avec son compagnon extra-conjugal), JDD (l'info trappée sur le non vote de la même épouse indifèle su second tour des présidentielles), ou encore l'intervention de la nouvelle Garde des Sceaux pour retenir la publication de photos personnelles, plus récemment encore le papier "retenu" dans Courrier international parce que trop négatif pour l'image de la police française.

    Tous ces cas de "censure" ou d'"autocensure" '(quand c'est le rédacteur en chef ou le directeur d'un titre qui décide de ne pas publier renvoient à une certaine "peopolisation" de l'information qui, fatalement, s'aventure dans la sphère privée où chaque citoyen, même lorsqu'on est une personnalité publique de tout premier plan, peut juger qu'il a le droit (et la  loi le lui donne d'ailleurs) de se protéger.

    Les ciseaux d'Anastasie sont-ils pour autant aujourd'hui plus sollicités qu'hier?

    Restons dans le domaine de la vie politique. Les médias, et l'on devrait même dire, les journalistes, ont une pratique assez répandue du "off", confidences plus ou moins manipulatrices des uns (les politiques) aux autres (les journalistes).

    De cette "connivence" découle donc une certaine confusion des pouvoirs (le politique et le médiatique) qui finalement jouent sur des règles communes non écrites qui ne contribuent pas toujours à la juste et complète information du citoyen. Le droit à l'information cela existe, mais il s'use vite si l'on ne s'en sert pas.

    Toutes les vérités ne sont pas égales à dire, on est bien d'accord, et entre l'essentiel et l'accessoire (qui couche avec qui ?) l'information peut s'écrire en majuscules ou en bas de casse.

    Interrogeons-nous plutôt sur l'indépendance des médias au niveau économique c'est-à-dire sur leur capacité à exercer librement leur fonction dans des conditions économiques qui ne les fragilisent pas.

    Lagardère, Dassault, Bolloré, Arnaud, Bouyghes sont devenus des acteurs puissants de l'économie des médias.  Proches du pouvoir (de l'actuel), vont-ils actionner leur armada médiatique à son profit? Le nouveau président va-t-il instrumentaliser ses leviers médiatiques à son profit?

    Seule la vigilance des journalistes et leur sens critique (et autocritique) peut contrecarrer une telle tentation.

    Peut-être une bonne occasion de reconquérir un peu de liberté. Ce qui se passe sur internet avec la prise de parole citoyenne et une circulation de l'information qui échappe d'une certaine manière à la censure (avec le risque évident de déformation et de manipulation aussi... ) peut les y aider.

     

     

     

     

  • Une autre posture professionnelle

    Le web 2.0 stimule la réflexion sur l'exercice du métier de journaliste. Une simple évolution ou une véritable révolution? L'avenir le dira, mais par les temps qui courrent, les rédactions doivent s'interroger sur leur pratique professionnelle à deux niveaux:

    - quels outils et quels supports pour l'information?

    - quels rapports avec l'info-consommateur?

    Avec une question connexe, celle de la valeur (marchande?) de l'information dans un monde de la communication où la gratuité bouge les lignes traditionnelles.

    Les deux questions sont évidemment liées.

    Sur la première, cela fait longtemps maintenant que l'ordinateur d'abord, puis l'accès à internet, ont modifié le travail du journaliste. Dans son rapport à l'écriture et aux processus de production par exemple, notamment dans la presse écrite. Mais aussi dans la rapidité de la recherche d'information facilitée par le web, par l'immédiateté des sollicitations que permet le net (on s'attend toujours à une réponse immédiate à une question qu'on pose à son interlocuteur...).

    Mais aujourd'hui, le web 2.0 et la téléphonie en rajoutent une couche dans l'immédiateté, la réactivité, la rapidité et remettent en question l'exclusivité des professionnels sur le traitement de l'information.

    Dans ce contexte, le schéma habituel du journaliste communiquant traditionnel générant une information descendante ou sortante diffusée à une audience plus large, est remis fortement en question.

    L'infoc-onsommateur veut participer aujourd'hui au "progrès" de la communication: il veut immédiatement de l'info sur tout mais veut aussi pouvoir lui-même nourrir ce flux avec ses propres "iniformations", réactions, questions ou opinions, en résumé être acteur et plus simplement consommateur.

    Cela déstabilise réellement des journalistes encore persuadés que leur métier est indispensable à la qualité, à la fiabilité et à l'indépendance de l'information.

    L'utilisation de nouveaux outils pour traiter l'information s'ajoute à ce trouble existentiello-corporatiste.

    Je prends ici l'exemple des journalistes de presse écrite qui évoluaient jusqu'à présent dans une dimension temps particulière. En effet, quand on travaille dans un journal quotidien, on évolue sur plusieurs strates temporelles. On cherche (et on trouve!) l'information en temps réel, on écrit pour une parution le lendemain en parlant déjà d'hier...

    Avec internet, bien sûr, cette dimension de temps décalé explose. Et la pression sur l'information devient plus forte avec le risque de ne pas toujours prendre le temps de vérifier son information qui est une règle de base du métier.

    L'autre nouveauté, c'est la nécessité d'entrer dans un processus conversationnel avec son "lecteur". Et d'accepter la légitimité de la prise de parole de ce dernier...

    Quant aux outils, on ne dit pas la même chose de la même manière quand on écrit un papier de 3000 signes à paraître le lendemain, qu'un flash sur un fil info sur le net ou un message d'alerte SMS sur un portable. Et là, on ne parle que du texte, car du côté de l'image, tout cela bouge aussi énormément!

     

     

  • Jacques Hébinger

    medium_HEBINGER.JPGLe photographe Jacques Hébinger est mort la semaine dernière. Cette image est  intitulée "Bâtisseur et sans-abri" , elle témoigne de la double personnalité de Jacques: l'artiste d'une part, épris de sens; l'homme d'autre part, dont l'art premier reste l'humanité.

    medium_Numériser0001.jpg
  • A vos blogs citoyens!

    Les récents scrutins électoraux ont montré combien internet était devenu un levier important des processus de communication d'une part, mais aussi une plateforme nouvelle de développement du débat, voire de ce que certains, comme Alain Duhamel, désignent comme la démocratie d'opinion.,

    L'univers des blogs a largement été investi par les candidats, les partis, mais aussi nombre d'individus qui ont trouvé là un terrain d'expression inespéré. On a beaucoup voté aux présidentielles et tout le monde y a vu l'effet positif d'une réconciliatiion entre la politique et le citoyen.

    Las, aux législatives, la fièvre est retombée. Le débat va-t-il maintenant se poursuivre sur le net? La dernière vague virale des vidéos de Sarkozy au G8 semble indiquer que les nouveaux acteurs qui sont de sacrés blogueurs ne vont pas relâcher leurs efforts.

    Face à cela, la presse "traditionnelle" se peopolise encore un peu plus avec la récente affaire conjugale du couple Royal-Hollande qui alimente la chronique politique alors même que le PS part en déconfiture. De là à ce que certains y voient une relation de causes à effet...

    Comptons donc sur l'agora numérique des blogs pour contrer tous ces effets anecdotiques de la vie politique et instaurer une "conversation" politique plus intense et permanente!

     

     

     

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