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  • "Regionale" inaugure la "première fois" de la Fonderie

    Sous le titre "La première fois", le nouvel espace dédié à l'art contemporain de Mulhouse étrenne ses 800 m2 d'exposition. Située dans l'ancienne Fonderie de la SACM (bâtiment emblématique d'une architecture béton construit en 1924 et sauvé de la démolition), le nouveau centre d'art a choisi de s'appeler "Kunsthalle", s'inspirant en cela de la tradition des Kunsthalle allemandes et suisses voisines.
    Ce projet porté par l'Association de préfiguration du Centre d'Art de la Fonderie et son chargé de mission, Jean-Luc Gerhardt, est né d'une volonté municipale et plus particulièrement de celle de l'adjoint à la culture, Michel Samuel6Weis, amateur d'art et grand collectionneur.

    La "Première fois" donc, c'est l'édition 2008 de l'opération Regionale qui réunit une douzaine de lieux dans la Regio, ce territoire entre Mulhouse, Bâle et Freiburg, triangle de vie franco-germano-suisse.

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    Voici ce que Jean-Luc Gerhardt et David Cascaro, comissaires de l'exposition Regionale 9, nous disent à propos de cette première mulhousienne:

    "Pour la première fois, des artistes vont s’installer à la Fonderie. Pour la première fois, ils vont disposer des oeuvres dans cet espace.Instables ou magiques, les premières fois sont toujours de curieuses expériences.Chargée d’histoire et de mémoire collective, la Fonderie peut intimider. Cet espace qui offre une nouvelle liberté n’a pas quitté notre esprit durant la sélection. Nous avons décidé de planter le drapeau de l’art comme les inventeurs d’une terra incognita. A l’image du Drapeau maintenu en équilibre par les éléments ayant servi à sa construction (2007) de Laurent Bechtel, l’exposition « La première fois » est une sorte de
    maquette précaire. Cette balise donnera aux artistes un repère pour planter leur tente ou poser leurs valises. Certains disposeront seulement des images. D’autres bâtiront des pièces plus imposantes, oeuvres-demeures ou oeuvres-panoramas. A l’image de ce plateau d’un seul tenant, les travaux seront exposés sans cloisonnement. Pour la première fois, il s’agira d’affecter de nouveau un lieu désaffecté. Pour la première fois, des artistes vont s’installer à la Fonderie. Pour la première fois, ils vont disposer des oeuvres dans cet espace."

    Les artistes

    • Laurent Bechtel (F)
    • Leif Henderson Bennett (CH)
    • Françoise Caraco (CH)
    • David Heitz (D)
    • Akiro Hellgardt (D)
    • Sabine Hertig (CH)
    • Dominique Koch (CH)
    • Kathrin Kuntz (CH)
    • Patrick Leppert (CH)
    • Catrin Lüthi K. (CH)
    • Hansjörg Palm (D)
    • Leta Peer (CH)
    • Wolfgang Rempfer (D)
    • Suzanne Schär et Peter Spillmann (CH)
    • Verena Schönhofer (CH)
    • Camilla Schuler et Brigitte Gierlich (CH)
    • Kathrin Schulthess et Daniel Spehr (CH)
    • Tom Senn (CH)

    http://www.regionale9.net/

    Informations pratiques

    Exposition ouverte du 28 novembre 2008 au 18 janvier 2009
    de 12h à 18h du mardi au jeudi et de 11h à 18h du vendredi au dimanche
    Fermé les lundis et jours fériés ainsi que du 24 décembre 2008 au 3 janvier 2009 inclus.
    Entrée libre
    Visites guidées
    Dimanches 7 et 14 décembre 2008 à 14h et sur rendez-vous.
    Adresse
    La Kunsthalle Mulhouse
    Centre d’art contemporain
    16, rue de la Fonderie
    F 68093 Mulhouse Cedex
    Tél : +33 (0)3 89 46 19 77 (provisoire)

    Transports publics
    Bus : Ligne 10, «Fonderie»
    Ligne 15, «Molkenrain» + 5 min. à pied
    Ligne 20, «Manège» + 5 min. à pied
    Tram : ligne 2, «Tour Nessel» + 5 min. à pied

     

  • Les clips trash de France Télévisions contre la "catastrophe démocratique" de la réforme de l'audiovisuel

    La réforme de l'audiovisuel est en débat à l'assemblée. Les personnels du service public se sont mobilisés dès aujourd'hui pour protester contre ce projet qui doit entériner la fin de la publicité sur les chaînes publiques (à partir du 1er janvier 2009) mais aussi la nomination du patron de France Télévisions par l'Elysée...

    Des journalistes de France 3 ont créé un buzz sur le web avec quelques vidéos de sensibilisation...

    Des clips décapants visibles sur les sites de partage Dailymotion et You Tube qui posent de manière abrupte certaines questions sur le financement de la télévision publique dans une perspective de suppression des ressources publicitaires d’une part, et de remise en cause de l’indépendance de l’information d’autre part.

    Les clips sont pour certains très « trash » et en tout cas évocateurs : naufrage du Titanic en version soft, noyade dans une baignoire en version hard. Et puis, un brin de cynisme : Carla Bruni sur toutes les chaînes avec comme slogan final : « Quand France Télévisions aura disparu, vous verrez la différence ». En version plus hard cela donne, un clip « orgasmique »  métaphore du bénéfice que tireraient les télévisions privées d’une telle réforme… Le râle de plaisir n'est pas feint...

    L’initiative venue de la rédaction régionale de Strasbourg, c’est de « se dire comment faire pour que la représentation syndicale rentre à nouveau dans le jeu, car avec la commission Coppé, tout était bâché », comme l'explique Olivier Stephan, journaliste, représentant syndical SNJ.


    "UNE CATASTROPHE DEMOCRATIQUE"


    « La voie légitime pour se faire entendre, c’est la représentation nationale. Nous voulions que lui parvienne un bruit de fond pour dire, il se passe quelque chose de grave, car les élus ne percutent pas ce qui se passe vraiment »
    , argumente le journaliste de France 3 Alsace, « faire du buzz pour que par internet un effet boule de neige fonctionne ». Le message : « Avec ce qui est en train de se passer, on part avec un tiers de moyens en moins pour un système qui est déjà bancal. En ce qui concerne l’information, c’est une catastrophique démocratique ». Et de pointer le risque d’une « information monocorde, aux ordres ». Olivier Stephan défend le choix d’une médiatisation sur le web : « C’est une démarche citoyenne qui vise à ce que d’autres citoyens se saisissent du problème »

    Les clips s'achèvent par cette question "Et vous où étiez vous quand le service public était en danger?"



    En voici quelques exemples et les liens pour les voir tous...

     

     

     

     

     

     

     

    VOIR TOUS LES CLIPS

    Sur Dailymotion

    Sur You Tube

  • Les patrons de presse font leurs états généraux à Lyon

    Les enjeux du plurimédia, de la qualité, de la valorisation des contenus, du développement des marques, le tout pour séduire et convaincre de nouveaux acheteurs: ces problématiques ont été - une fois de plus - au centre des débats du récent 16e congrès de la Fédération nationale de la presse française qui s'est tenu à Lyon.

    Le calendrier a fait que les états généraux de la presse ont décentralisé pour l'occasion leurs ateliers à la rencontre des éditeurs et que Christine Albanel, en ministre chargée aussi de la communication, en a profité pour faire une sorte de bilan d''étape de ces travaux et annoncer quelques nouvelles aux professionnels de la profession., rappelant au passage que "l’apparition des journaux gratuits, le développement accéléré d’Internet, les modifications des comportements – notamment chez les plus jeunes qui paraissent s’éloigner de l’écrit –, tout cela nous oblige aujourd’hui à réinventer de nouveaux modèles, à réinventer aussi le rapport aux lecteurs." Et puis, le couplet rassurant qui s'impose en de telles circonstances, histoire de brosser les patrons de presse dans le sens du poil: " dans la profusion d’informations disponible aujourd’hui sur tous les supports, vos titres agissent comme des marques, des référents, des gages de qualité et de crédibilité."

    L'occasion aussi pour les patrons de presse de présenter leur cahier des doléances à la représentante du gouvernement.

    "PASSER DE LA REACTION A L'ACTION"

    "Après le choc des gratuits et de l'internet, forts de la crédibilité de leurs contenus et de la puissance de leurs marques, les éditeurs de presse doivent passer de la réaction à l'action, pour créer de la valeur en développant et diversifiant leurs activités.", relève François Devevey, directeur général de la FNPF en introduction aux débats.

    En toile de fond, deux intentions: optimiser le système d'aides publiques à la presse et réduire les coûts de production de l'information. Avec un débat autour de ce coût dans sa version hexagonale que d'aucuns estiment plus élevé qu'ailleurs en raison du poids social et historique du syndicat du Livre (ce que ce dernier conteste par ailleurs!). Le coût de production dépend aussi des droits d'auteurs, autre sujet que les éditeurs aimeraient voir avancer dans le sens d'une mise à disposition plus libre des contenus sur différents supports. Mais les auteurs, journalistes et photo-reporters, n'ont pas l'intention de se laisser faire.

    DROITS D'AUTEURS: QUEL DIALOGUE, QUELLE CONCERTATION?

    Christine Albanel là aussi s'est voulue rassurante sans donner le mot de la fin: " Quelle réponse équilibrée apporter enfin à la question du droit d’auteur des journalistes ? Réponse qui ne peut passer que par le respect de deux principes fondamentaux : la sécurité juridique de l’éditeur et la garantie des droits et de la rémunération appropriée des journalistes quelque soit le support. Pour réussir ce pari, il faudra de toute évidence mettre l’accent sur le dialogue et à la concertation. Editeurs et journalistes doivent parler d’une même voie dans l’intérêt du public et de l’avenir de leur outil de travail."

     

    285 MILLIONS D'EUROS D'AIDES PUBLIQUES EN 2008

    Sur les aides à la presse, Christine Albanel insiste: " En 2008, les crédits alloués à la presse dans le budget de l'Etat ont atteint un niveau historique, avec 285 millions d'euros. Cet effort sera consolidé en 2009. Mais en même temps, nous savons tous que ce système d’aide, pourtant unique au monde ne suffit pas. Et que l’ampleur des problèmes qui se posent aujourd’hui exigeait d’autres réponses. D’où l’idée des Etats généraux de la presse écrite que le Président de la République a tenu à lancer lui-même le 2 octobre."

    Sur les avancées des états généraux, la ministre a livré quelques éléments: "Comment faire pour que les entreprises de presse retrouvent des marges de manœuvre pour investir et innover ; pour que la presse soit distribuée de manière beaucoup plus efficace et aille vraiment vers les lecteurs ; de quelle façon de redéployer les aides de l’Etat afin que la presse puisse faire face à ses nouveaux besoins, et notamment aux défis des nouvelles technologies. Comment encourager le portage qui ne représente pas le même enjeu pour les différentes catégories de presse."

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Europeana: la très grande bibilothèque numérique européenne déjà victime de son succès

     

    Paris juillet 20080011.JPG

    Six millions d’objets culturels, livres, journaux, manuscrits, reproductions d’œuvres d’art, disponibles d’un simple clic : c’est le fabuleux projet de la bibliothèque numérique européenne, lancée le 20 novembre.

    À ceux qui prédisaient que le numérique allait tuer l’écrit, à ceux qui pensaient que le web c’est de la sous-culture, le lancement ce jeudi 20 novembre d’Europeana va apporter un cinglant démenti. Europeana, c’est une immense bibliothèque numérique accessible en ligne qui, d’ici 2010, devrait rendre accessibles au grand public près de six millions d’objets culturels : d’un manuscrit de Zola ou de Balzac à une reproduction d’un tableau de Rembrandt. Dès aujourd’hui, ce sont déjà deux millions de références rendues disponibles, dont 52 % par la France.
    Une « fabuleuse aventure », selon Viviane Reding, commissaire européen en charge de la société de l’information et des médias. Car ce projet, né en France de l’ambition visionnaire de Jean-Noël Jeanneney, ancien président de la Bibliothèque nationale de France, a été poussé par la commission européenne qui lui allouera 120 millions d’euros.
    La BnF, associée au Centre national du livre et au Syndicat national de l’édition, a déjà ouvert la voie avec Gallica, plus de 90 000 ouvrages numérisés (dont les titres de presse), 80 000 images et documents iconographiques, ainsi que des dizaines d’heures de sources sonores.
    Mais l’émergence de cette bibliothèque européenne sur internet constitue aussi une forme de réponse aux appétits du géant commercial Google qui avec News Archive Search et Google Library project a devancé le mouvement offrant déjà aux internautes un catalogue en ligne (associé à son moteur de recherche), d’une dizaine de millions d’ouvrages numérisés.
    Pour Benoît Paumier, inspecteur général des Affaires culturelles au ministère de la Culture, s’exprimant en août dernier lors de la conférence des ministres européens, « Le patrimoine culturel à portée de clic », Europeana, « c’est un projet essentiel pour la valorisation du patrimoine culturel européen et l’accès de tous les publics à notre culture. Il garantit notre présence, à nous européens, dans la nouvelle géographie des savoirs liée au développement de la société de l’information et de l’économie de la connaissance ».

    A peine lancée, et face à l'affluence des internautes, le portait d'europeana a été onbligé de fermer... Espérons que techniquement cela suive pour qu'effectivement cette bibliothèque en ligne soit accessible à tous!

    Dominique Banwnarth

    (*)voir le site www.lalsace.fr

    VOIR
    Le site Europeana
    : www.europeana.eu
    Le site de Gallica : http://gallica.bnf.fr/
    Le service de Google : http://books.google.fr/

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