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  • Jeff Koons réveille les descendants de Louis XIV

    Les effets colatéraux de l'exposition jeff Koons au château de Versailles sont parfois surprenants. Ainsi, cette procédure d'urgence introduite ce samedi pour demander l'interdiction de cette exposition et diligentée par le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, qui se présente comme le "descendant en droite ligne de Louis XIV"!

    Quel est le grif retenu? "profanation et atteinte au respect dû aux morts". Il dépose sa requête au nom du "droit immémorial", pour "tout membre de l'espèce humaine", "au respect de ses aïeux" et "à vivre sans profanation de ses ancêtres", et au nom du "droit à accéder à la connaissance du patrimoine sans contrainte pornographique".

    Vous avez dit pornographique? Les 500 000 visiteurs déjà passés devant les oeuvres de Koons à Versailles, au château et dans les jardins, n'ont pourtant pas été mis en présence d'objets ou de scènes choquant la moralité ordinaire du citoyen... Mais , le bon prince se souvient sûrement des sulfureuses images de Jeff Koons allongé sur la Cicciolina, la star italienne du cinéma pornographique qui a croisé sa vie et son oeuvre.

    Un homard ou un chien géants ont-ils quelque chose à voir avec ce que le descendant de Louis XIV accuse d'agir "comme ressort publicitaire destiné à promouvoir une star étrangère du porno au détriment de l'art français"?

    Que ne ferait-on pour faire parler de soi!

    En attendant, l'exposition est prolongée jusqu'au 4 janvier prochain.

     

     

     

     

  • Affaire De Filippis: pourquoi tant de haine contre un journaliste?

    Pourquoi tant de haine contre les journalistes?

    La question vaut d'être posée en ce qui concerne le traitement infligé à l'ex-directeur de loa publication du journal Libération qui est devenu l'affaire De Filippis.

    Qu'un ministre trouve cela "normal" puisque la procédure serait respectée n'a pas outre mesure besoin d'être pointé du doigt à l'heure où un ancien french doctor humanitaire embarqué dans la barque sarkozienne comme ministre des Affaires étrangères - on devrait plutôt dire des étranges affaires... - trouve que c'est superflu d'avoir créé un secrétariat d'Etat aux Droits de l'Homme...

    Juste pour revenir sur ce cas Filippi, voici une contribution intéressante de Renaud Le Guhenec dans la newsletters de Presse Edition pour comprendre de quoi on parle.

     

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  • Les Français dépensent en moyenne 2270 euros par an dans les nouvelles technologies

    Les Français dépensent en moyenne 2 270 € par an dans les nouvelles technologies (TV, téléphonie, internet, PC, consoles de jeux...) et les médias (presse, cinéma, musique), hors redevance audiovisuelle, c'est ce que révèle une récente étude de Médiamétrie. (*)

    L'enquête montre que les ménages français affectent "aux alentours de 8% de leur revenu" à des dépenses dans les nouvelles technologies.

    Ce pourcentage augmente encore chez ceux qui gagnent moins de 15 000 € par an et qui y consacrent près de 17% de leurs revenus.

    la présence d'enfants dans le foyer fait aussi varier ces comportements d'achat;: dans les familles où l'on compte des  enfants âgés de 11-24 ans, les dépenses passent à 2 920 € par an.

    Dans quels produits investissent les Français?  La téléphonie fixe et mobile qui arrive en tête (plus du tiers), devant l'audiovisuel (24%) et l'internet (10%). Le coût des abonnements équivaut à la moitié du budget, tandis que les équipements comptent pour 32%. 85 % des foyers français sont équipés d'un mobile, 35 % d'un écran plat, et 38 % d'une console de jeux.

    18% du budget se répartissent sur la presse, les loisirs numériques (logiciels de jeux vidéo, vidéos, musique et cinéma).

    (*) Observatoire des dépenses médias et multimédias (OD2M) enquête réalisée en mai-juin 2008 auprès de 1 500 foyers en France.

     

  • Le travail de Kylie Ruszczynski: "Une chose érotique, extrêmement féminine"

     

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    La nouvelle exposition de la galerie e.l.Bannwarth permet de découvrir le travail d'une jeune artiste, Kylie Ruszczynski. Voici ce qu'en écrit Julie Estève en présentation de cette exposition intitulée "Beauty before spleeping"

    "Des œufs, couvés, gobés, immergés qui parfois se brisent. Des ovales, des ovules, des rondeurs qui renvoient à l’angoissante question de la naissance, de la sexualité et de la mort. Une cosmogonie de l’intime qui plonge dans une mythologie personnelle. Mystérieuse.
    Il faut se pencher, passer du temps et se perdre dans les coins et les recoins de la production de Kylie Ruszczynski, pour pouvoir l’approcher, tant son univers fourmille de détails, de contours, d’entrelacs, tant sa trame ressemble à un labyrinthe en gestation.
    Car Kylie met au monde. Elle garnit pour combler, remplit pour occuper l’espace, de la feuille de papier, du carnet intime. A l’intérieur de ses dessins, les scènes sont des récits à l’envers, remués, dans tous les sens, de tous les côtés, culbutés par les souvenirs, troublés par des objets du quotidien, par sa petite ou sa grande mémoire, par des jeux oniriques, par des compositions végétales ou par ses simples humeurs. Tout se mélange, tout s’engrange, tout se dérange.
    Elle dessine et écrit son décor comme une confession, avec une minutie rituelle. Décor qui a la profondeur de la gravité et la consistance du secret. Quelque chose le hante. Une forme ronde, pugnace, fantomatique qui ne demande qu’à éclore, qu’à exploser. Une forme organique, qui ressemble à une impossible jouissance ou à l’insatisfaction d’un désir. Une chose érotique, extrêmement féminine. Une douleur obsessive. Une chose qui s’oppose à la ruine et à la loi de l’incomplétude.
    Kylie dessine, en noir et blanc, des histoires faites de rapprochements et de coïncidences entre vie et fiction, des chroniques qui tournent autour de l’absence, du secret, d’un but à atteindre, du temps qui passe et de la fracture de l’instant, des récits qui se meuvent, qui se créent dans la douleur ou se détruisent dans la joie. Car le désir doit bien se frayer un passage, lacérer et pénétrer la surface, comme le stylet sur le parchemin, comme un geste de caresse qui dégage une voie, qui met le dedans en dehors et décalque l’invisible. Sans  couleurs. Elle ouvre, crée des fenêtres, des parenthèses, des déchirures, des indiscrétions. Il y a ce sentiment contradictoire dans ses productions, cette impression d’être à la fois confronté à la proximité et à la distance absolue. Son trait de crayon ou d’encre s’immisce dans les interstices de la représentation, crée ses propres organes pour extraire dans un arrêt sur image l’insaisissable. Un monde chancelant, en état de bascule. Une bulle en apesanteur, un espace interdit au regard, impudique et dévoyé.
    Dans ses photographies, l’œuf obsessif revient comme un leitmotiv. Il se mêle au visage de Kylie. Le complète ou le morcelle, le rassure ou le contraint. Parfois, l’artiste se voile d’un tissu de dentelle, comme pour saluer sa dévotion et montrer sa soumission, son appartenance aux choses domestiques et à leurs rituels. Kylie Ruszczynski produit un art dans lequel l’extrême féminin cherche son sens. Dans le vide ou dans le plein, dans le lustre ou dans les cassures, dans la douleur ou dans le plaisir."


    Julie Estève.

     


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    En exergue aussi ces deux citations de Georges Bataille:

    « Chacun peut surmonter ce qui l’effraie, il peut le regarder en face. Il échappe à ce prix à l’étrange méconnaissance de lui-même qui l’a jusqu’ici défini. » Georges Bataille, L’érotisme.

    « L’érotisme est un monde dément et dont bien au-delà de ses formes éthérées, la profondeur est infernale. C’est un dédale affreux où celui qui se perd doit trembler. Seul moyen d’approcher la vérité de l’érotisme : le tremblement ».
    Georges Bataille, Les larmes d’Eros.

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