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Art Basel : 98 000 visiteurs et de sacrées affaires

art basel;bâle;suisse;art contemporain

La 46e foire d’art de Bâle confirme que la bulle de l’art contemporain n’a pas éclaté. Bien au contraire, l’affluence et les importantes transactions témoignent de la vitalité du marché, mais aussi du leadership mondial d’Art Basel.

Après six jours de frénésie artistique et acheteuse, le bilan de la 46e édition d’Art Basel affiche un taux de satisfaction en nette hausse, d’abord en matière de fréquentation.
 
Avec 98 000 visiteurs annoncés, la foire a confirmé son attractivité, à la fois parmi les collectionneurs, acheteurs institutionnels (80 musées et collections parmi les plus importants au monde étaient représentés à Bâle cette année), auxquels sont désormais réservés les trois premiers jours de l’événement, mais aussi auprès du grand public venu découvrir l’édition 2015 à partir de jeudi.
 
« Nous sommes très fiers d’avoir placé plus d’œuvres que jamais dans l’histoire de la foire dans des collections de musées, dont une pièce importante de Mike Kelley », se félicite ainsi Iwan Wirth, de la Galerie zürichoise Hauser & Wirth.
 
5,5 millions de dollars en une demi-heure
 
Le top départ de cette année faste avait été donné dès le début de la semaine, avec des ventes record – en un temps record parfois aussi – comme cette pièce de Christopher Wool, vendue dès la première demi-heure d’ouverture, par la galerie new-yorkaise Van de Weghe pour un montant de 5,5 millions de dollars. Un prix équivalent à l’autre achat spectaculaire conclu le premier jour, une toile de Keith Haring.
 
Si dans la catégorie « people », on a repéré l’acteur Leonardo Di Caprio dans les allées de la Messe, s’intéressant au Japonais Murakami, mais aussi à Giacometti ou Picasso (on a les envies qu’on peut se permettre), d’autres transactions moins anecdotiques alimentent le palmarès 2015.
 
Ainsi celles réalisées par Thaddaeus Ropac, qui présentait pour la première fois des œuvres de Robert Rauschenberg pour lesquelles la galerie implantée à Salzburg et Paris a obtenu le mandat européen de la Fondation Rauschenberg.
 
Aux nombreux clients américains se joignent désormais les clients asiatiques. On peut sûrement y voir l’effet du développement à l’international de la marque « Art Basel » à Miami en décembre et à Hong-Kong en mars.
 
Avec une modestie qui fait sourire, le directeur d’Art Basel, Marc Spiegler, suggère que « le marché mondial de l’art est estimé à 51 milliards d’euros et la foire d’art n’en représente qu’une partie ». L’estimation du volume d’affaires de la foire suisse par des sites spécialisés avoisine quand même les 3,4 milliards de dollars…

 

Dominique Bannwarth
 
Ce qu’il fallait débourser
Les prix ne sont pas affichés, mais les montants circulent dans les allées… Avec des « têtes de gondoles » impressionnantes, comme ce tableau de Rothko, présenté par la galerie Helly Nahmad, estimé à 50 millions de dollars.
À côté d’un Picasso et d’un Monet qui affolaient aussi les zéros… En faisant leurs « emplettes », certains acheteurs ont cassé leur tirelire : 2,8 millions de dollars pour un marbre White Snow, Bambi de Paul McCarthy (l’auteur du plug scandaleux de la place Vendôme lors de la dernière Fiac parisienne) ou 1,25 million de dollars pour une pièce en verre de Roni Horn.
À titre de comparaison, dans le domaine de la photographie, quatre tirages de Richard Avedon sont partis pour 500 000 dollars, et un cliché de Diane Arbus a été vendu pour 190 000 dollars.

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