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La FIAC fait son marché

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Paris s’affiche comme capitale du marché de l’art à l’occasion de la 42e Foire Internationale d’Art Contemporain au Grand Palais et « hors les murs », de la Maison de la radio à la Grande Bibliothèque.

Une ruche spéculative, bourdonnante de mondanités, où l’art et l’argent tiennent la vedette : sous la coupole du Grand Palais, la 42e édition de la FIAC (Foire Internationale d’Art Contemporain) s’est ouverte hier pour le grand public. L’événement parisien avait réalisé l’an dernier 74 000 entrées.

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La veille, la journée professionnelle et le vernissage ont donné le ton.  On y découvrait les stands des 173 galeries représentant 23 pays et qui jouent clairement la carte des valeurs sûres.

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Dans les allées, professionnels, journalistes et collectionneurs (acheteurs potentiels) se saluent, s’embrassent, se retrouvent… Orlan et son look inchangé papote avec son galeriste le Français Michel Rein sous le regard de Raphaël Zarka, jeune artiste également présenté à la FIAC qui échange avec Julien Prévieux, lauréat l’an passé du Prix Marcel Duchamp décerné chaque année à une jeune artiste émergent.

« Une sacrée visibilité »

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« La FIAC, ça donne une sacrée visibilité, un effet d’amplification », reconnait Julien Prévieux qui du fait de son Prix a gagné une exposition personnelle présentée actuellement au Centre Pompidou. « Pour moi ça a clairement déclenché des ventes, c’est un moment de mise en lumière très fort », ajoute ce « jeune » artiste de 41 ans.

Mais alors que le marché de l’art affiche sa pleine forme, le secteur institutionnel marque le pas, en France du moins. « Parallèlement au marché, cela devient difficile, déplore Julien Prévieux, il y a moins d’argent public, les centres d’art en pâtissent ».

Hors du marché point de salut ? « Des choses se croisent, mais ce sont deux univers de l’art très différents », considère le Prix Duchamp 2014.

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Un peu plus loin, un autre visiteur flâne de stand en stand, avec le regard acéré et la poignée de main réactive. Marc Spiegler, le directeur de la première foire mondiale, celle de Art Basel, de retour de Londres s’explique : « Entre la FIAC et Paris International (ndlr : une nouvelle petite foire dissidente) il n’y a pas moins de 200 de mes galeries qui sont présentes. On discute de ce qu’ils proposeront à Miami, de leurs projets pour Bâle, on rencontre les clients de nos clients que sont les dirigeants de musées, les collectionneurs. »  Art Basel est devenu une marque mondiale qui s’exporte avec des déclinaisons en décembre à Miami, en mars à Hong Kong.

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De plus en plus « hors les murs »

La FIAC elle reste franco-française mais essaime de plus en plus à Paris, déclinant une multitude de propositions « hors les murs » le long de la Seine. De la Maison de la radio à la Grande Bibliothèque, en passant par le Jardin des Tuileries, le Jardin des Plantes ou le muséum d’histoire naturelle.

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Depuis l’an dernier la FIAC a créé un nouveau rendez-vous pour les jeunes galeries baptisé « Officielle » qui réunit aux Docks-Cité de la mode une soixantaine d’exposants venus de 13 pays.

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Quant à la place Vendôme, qui tint le haut de l’affiche l’an dernier avec la vandalisation puis l’enlèvement du « plug anal » de Paul McArthy, elle accueille cette année une œuvre bien moins polémique de Dan Graham…

Dominique BANNWARTH

Y ALLER - FIAC 2015 jusqu’au dimanche 25 octobre – Informations sur www.fiac.com

 

La France en recul

Même si la FIAC affiche depuis quelques années un important développement, le marché français de l’art contemporain est en recul et ne mobilise que 3,3 % du marché mondial contre encore 7,7 % il y a une dizaine d’années.

Les artistes français ne représentent que 0,7% des ventes publiques d’œuvres contemporaines, bien loin des vedettes américaines (Jeff Koons, Basquiat) qui trustent 22% du marché mondial.

Selon Art Price « l’indice global des prix de l’art contemporain a augmenté de 30 % sur la décennie, un taux de rentabilité intéressant à long terme, bien que le secteur soit soumis à une forte volatilité. En 15 ans, le produit des ventes d’art contemporain a gonflé de 1 800 % : le marché a véritablement explosé ! »

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