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Presse - Page 5

  • Droits d'auteurs: les sociétés de journalistes montent au créneau

    La question des droits d'auteurs sera aussi l'un des points en débat durant les états généraux de la presse lancés la semaine dernière par Nicolas Sarkozy. Le groupe animé par Bruno Frappat évoquera cette question, mais outre les positions syndicales des organisations représentatives des journalistes professionnelles, les Sociétés de journalistes ont pris la parole la semaine dernière pour faire connaître leurs attentes, et en tout cas exprimer leur vigilance sur ce point.

    Le Forum des SDJ s'est ainsi positionné en affirmant: "Pour l’instant, et compte tenu des premières salves de propositions du rapport de Danielle Giazzi, le bureau du Forum a décidé d’axer son attention sur trois axes prioritaires:

    • la préservation du statut d’auteur salarié des journalistes, qui doivent conserver un droit moral sur leur production, quelque soit les supports de diffusion. Il n’est pas question de « banaliser » le métier et de devenir de « simples » communicants ;
    • le pluralisme et la conséquence pleine et entière du fait que la Constitution (article 34) prévoit désormais l’indépendance des médias (quelle loi maintenant ? Quels mécanismes ?)
    • l’indépendance des rédactions, par leur reconnaissance sur le plan institutionnel et l’octroi de droits spécifiques, notamment droit de veto sur la nomination des responsables éditoriaux."

     

  • Faut-il abandonner le papier?

    "Etats généraux de la presse: et si on laissait tomber le papier"?, c'est la question-provoc que pose Benoît Raphaël (animateur du Post) sur son blog Demain tous journalistes.

    Une manière de contre-pied par anticipation sur les propos tenus hier par le chef de l'Etat en ouverture de ces états généraux où le message sous-jacent ressemblait un peu à: l'écrit, le papier et le payant ne doivent pas être condamnés et le salut ne vient pas que du gratuit et d'internet. Les éditeurs de la presse quotidienne ont d'ailleurs pour la plupart réagit très positivement à ces intentions affichées...

    Benoit Raphael renvoyant aussi sur Frédéric Filloux (l'ancien directeur de la rédaction de 20 Minutes) échaffaude un scénario où très radicalement les éditeurs papier basculaient du jour au lendemain du print vers le web intégral pour réduire leurs coûts, selon l'idée reçue (à vérifier encore) que cela coîte moins cher d'entretenir une rédaction pour une publication numérique que pour une version à imprimer qui rentre dans un processus industriel lourd et coûteux.

    Mais derrière ce type d'hypothèses, qui ont au moins le mérite de pousser à la réflexion, se terre une autre question: quelle valeur peut-on créer uniquement sur le web vs/le print?

    Pour sa part, Jean-Clément Texier, observateur et conseiller avisé du monde des médias, observe:  "le numérique est un défi, qui va peut-être donner un nouvel essor à l’écrit. Demain, on ne parlera plus de quotidien, d’hebdo, de papier, d’écran. Il y aura des producteurs d’info labellisée sous des marques fortes. Ces marques déclineront différents types de contenus sur différents supports. Il faut espérer que ces marques seront celles des éditeurs de presse, sinon elles seront développées par de nouveaux entrants."

     

     

     

     

  • Presse: le message élyséen

    NS presse.jpgEn lançant ce matin les Etats généraux de la presse, du Palais de l'Elysée, Nicolas Sarkozy a donné quelques pistes sur lesquelles il estime que ce grand forum annoncé participatif puisse aller, tout en insistant sur le fait qu'au-delà de l'interpellation planétaire qu'a constitué internet et les journaux gratuits, la crise de la presse est "une crise bien française". Après les attendues évidences sur le rôle de la presse en démocratie...

    "UNE CRISE BIEN FRANCAISE"

    Mais le message présidentiel veut aussi s'adresser aux acteurs de la presse: "Je tiens également à ce que le rôle des uns et des autres dans l’évolution de notre presse écrite depuis 30 ans ne soit pas contrefait ou stigmatisé : vilipender le Syndicat du Livre pour mieux passer sous silence la responsabilité des éditeurs est tellement habituel ; vitupérer contre les droits d’auteur des journalistes pour mieux jeter le voile sur les retards d’investissement dans le web est tellement fréquent ; critiquer les contenus et les choix éditoriaux pour ne pas parler de la fabrication ou de la distribution est tellement classique."

    "LA PRESSE DOIT ETRE RENTABLE" POUR ETRE INDEPENDANTE

    Bon, en arrière-plan de tout cela, il y a quand même la question économique: "La presse doit être rentable, note le président de la République qui ne sera pas contredit par les éditeurs, et c'est encore le meilleur moyen d'être indépendant". La question de l'indépendance liée à la rentabilité, c'est bien beau, mais la question des moyens pour parvenir à cette optimisation sous contrainte (économique) n'est pas pour autant résolue sans capitaux et actionnaires dont la dépendance n'est pas automatiquement synonyme d'indépendance... Quelques exemples récents ont servi ce débat-là...

    NON A LA "PAUPERISATION" DE LA PRESSE

    L'économie donc. Qu'en dit Nicolas Sarkozy: "la ligne de plus grande pente de la presse, plus particulièrement celle de la presse d’information
    politique et générale, la ligne qu’il nous faut combattre, qu’il nous faut redresser, c’est la paupérisation. Paupérisation des contenus quand moins de 20% des prix de vente leur sont consacrés. Paupérisation des rédactions quand des plans sociaux assèchent les journaux de leur raison d’être, le journalisme. Paupérisation des réseaux avec la disparition d’un trop grand nombre de correspondants étrangers. Paupérisation de la profession avec des journalistes mal payés, mal outillés, précarisés. Paupérisation des entreprises de presse avec insuffisamment de fonds propres pour investir, innover, préparer l’avenir.L’enjeu central des Etats généraux, c’est de mettre fin à ce cercle vicieux qui contraint la presse às’épuiser dans une course en avant, pour survivre à des chocs extérieurs de coûts, de concurrence, de changements sociétaux dont elle n’a pas la maîtrise ou dont elle a perdu le contrôle.

    EDITEURS, JOURNALISTES, IMPRIMEURS, DIFFUSEURS... MEME COMBAT!

    Conclusion du chef de l'Etat: "Ce n’est pas seulement l’avenir des éditeurs qui est en cause. C’est celui de toute la profession, les journalistes, les imprimeurs, les rotativistes, les dépositaires, les diffuseurs… D’ici deux mois, nous ferons un premier bilan d’avancement du processus. Mon souhait est de pouvoir alors rapidement, avec vous, engager les réformes nécessaires, législatives, réglementaires, fiscales et financières annonciatrices d’espoir et de changement."

    A suivre donc...

     

     

  • "La France est le pays où la presse est le plus aidée en Europe"

    Dans le "Talk Orange-Le Figaro" proposé hier sur le site du quotidien, la ministre Christine Albanel a donné le ton de ces états généraux de la presse en mettant notamment l'accès sur la difficulté rencontrée par les quotidiens. Tout en affirmant que "la France est le pays où la presse est la plus aidée en Europe", ce qui, à ses yeux, apparaît aussi comme "une garantie pour le pluralisme dans ce secteur".

     

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