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journalistes - Page 2

  • Journalistes d'un jour: comment sensibiliser les jeunes à la presse

    Alors que les états généraux de la presse cherchent à trouver des solutions à la crise de la presse écrite, on peut considérer que l'un des enjeux des médias d'aujourd'hui et de demain réside dans la conquête de nouveaux lecteurs, notamment parmi les jeunes. L'opération menée depuis de longues années par le quotidien régional L'Alsace à Mulhouse, baptisée "Journaliste d'un jour", (créé en son temps par le groupe belge Vers l'Avenir) constitue un exemple intéressant d'une démarche pédagogique à destination des lycéens.

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    Ces derniers (environ 1500 issus de toute l'Académie de Strasbourg) répartis en cinq rédactions (Mulhouse, Colmar, Saint-Louis, Sélestat et Strasbourg) vont réaliser toute cette semaine un quotidien au format tabloïd de 32 pages avec "leurs" articles sur le sport, l'économie, l'Europe, la culture... assistés par des journalistes professionnels et des étudiants en journalisme. Les lycéens qui ont préparé cette opération en classe avec leurs profs, sont ainsi livrés chaque matin au défi de la page blanche et en position de devoir trouver les informations, les mettre en forme, dans un délai très court (ils commencent à 7 h 30 et doivent boucler leur édition quotidienne au plus tard vers 13 h... ). Parallèlement, des équipes de lycéens dédiées au marketing sont chargés de diffuser le journal d'un jour en trouvant toutes les idées les plus originales pour toucher le grand public ou des relais d'opinion...

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    Lire l'article dans L'Alsace

    Voir aussi  "Journalistes d'un jour " sur Facebook

    Voir aussi les vidéos sur Dailymotion

     

     

  • Droits d'auteurs: les sociétés de journalistes montent au créneau

    La question des droits d'auteurs sera aussi l'un des points en débat durant les états généraux de la presse lancés la semaine dernière par Nicolas Sarkozy. Le groupe animé par Bruno Frappat évoquera cette question, mais outre les positions syndicales des organisations représentatives des journalistes professionnelles, les Sociétés de journalistes ont pris la parole la semaine dernière pour faire connaître leurs attentes, et en tout cas exprimer leur vigilance sur ce point.

    Le Forum des SDJ s'est ainsi positionné en affirmant: "Pour l’instant, et compte tenu des premières salves de propositions du rapport de Danielle Giazzi, le bureau du Forum a décidé d’axer son attention sur trois axes prioritaires:

    • la préservation du statut d’auteur salarié des journalistes, qui doivent conserver un droit moral sur leur production, quelque soit les supports de diffusion. Il n’est pas question de « banaliser » le métier et de devenir de « simples » communicants ;
    • le pluralisme et la conséquence pleine et entière du fait que la Constitution (article 34) prévoit désormais l’indépendance des médias (quelle loi maintenant ? Quels mécanismes ?)
    • l’indépendance des rédactions, par leur reconnaissance sur le plan institutionnel et l’octroi de droits spécifiques, notamment droit de veto sur la nomination des responsables éditoriaux."

     

  • Faut-il abandonner le papier?

    "Etats généraux de la presse: et si on laissait tomber le papier"?, c'est la question-provoc que pose Benoît Raphaël (animateur du Post) sur son blog Demain tous journalistes.

    Une manière de contre-pied par anticipation sur les propos tenus hier par le chef de l'Etat en ouverture de ces états généraux où le message sous-jacent ressemblait un peu à: l'écrit, le papier et le payant ne doivent pas être condamnés et le salut ne vient pas que du gratuit et d'internet. Les éditeurs de la presse quotidienne ont d'ailleurs pour la plupart réagit très positivement à ces intentions affichées...

    Benoit Raphael renvoyant aussi sur Frédéric Filloux (l'ancien directeur de la rédaction de 20 Minutes) échaffaude un scénario où très radicalement les éditeurs papier basculaient du jour au lendemain du print vers le web intégral pour réduire leurs coûts, selon l'idée reçue (à vérifier encore) que cela coîte moins cher d'entretenir une rédaction pour une publication numérique que pour une version à imprimer qui rentre dans un processus industriel lourd et coûteux.

    Mais derrière ce type d'hypothèses, qui ont au moins le mérite de pousser à la réflexion, se terre une autre question: quelle valeur peut-on créer uniquement sur le web vs/le print?

    Pour sa part, Jean-Clément Texier, observateur et conseiller avisé du monde des médias, observe:  "le numérique est un défi, qui va peut-être donner un nouvel essor à l’écrit. Demain, on ne parlera plus de quotidien, d’hebdo, de papier, d’écran. Il y aura des producteurs d’info labellisée sous des marques fortes. Ces marques déclineront différents types de contenus sur différents supports. Il faut espérer que ces marques seront celles des éditeurs de presse, sinon elles seront développées par de nouveaux entrants."

     

     

     

     

  • Carla et Nicolas en Egypte

    Fatalement la peopolisation de la vie politique influence désormais les modes de traitement de l'actualité d'une presse généraliste et réputée sérieuse, dans ces registres où il y a peu de temps encore n'évoluaient que les titres spécialisés.

    TOUT CELA EST BIEN "EMBALLE" 

    Du coup sur le terrain, reporters et paparazzi se retrouvent dans un destin lié. Comme le décrit fort bien un article d'Elise Vincent récemment paru dans Le Monde soulignant la présence des principales agences de presse et quotidiens français en Egypte dans le sillage du très glamour séjour présidentiel où le privé et le public se confondent de manière ostentatoire.

    Tout cet "emballement" - si l'on reprend la formule inventée par Daniel Schneidermann que l'on peut prendre au sens d'un étrange mimétisme des médias, grégaires et suiveurs comme l'avait déjà défini Bourdieu jadis mais aussi comme l'acte de "packager" l'information façon "bling bling" et courrier du coeur - se trouve évidemment conforté par la posture communicante permanente de Nicolas Sarkozy. L'hyper-président le plus médiatique du moment a choisi en Carla Bruni une compagne qui ne passe pas inaperçue. Un casting parfait pour nourrir les magazines sur papier glacé que l'on lit dans les salles d'attente mais qui pour beaucoup de lecteurs-électeurs constituent la seule manière de consommer de l'information. On voit qu'on est loin du débat politique sérieux que s'escrime encore à privilégier la presse "ordinaire".
    Cette dernière pourtant a emboîté le pas à cette tendance people. Et l'AFP, agence de référence de toutes les rédactions de France et de Navarre et bien au-delà, consacre désormais des dépêches aux moindres faits et gestes de notre nouveau président. Une chronique mondaine qui fait écran de fumée par rapport à d'autres préoccupations que l'actualité pourrait nous proposer comme l'augmentation du prix du gaz ou la question des sans-abris, mais que l'AFP traite aussi...

    QUELS FAITS? 

    "Nous sommes une agence, nous sommes obligés d'être présents. C'est le président de la République, il était de surcroît accompagné d'une femme connue dans le monde entier, il ne se cachait pas, nos clients n'auraient pas compris qu'on ne soit pas là." Et d'ajouter : "L'écriture que nous avons choisie est factuelle, sobre. A partir du moment où le président se montre en public, on n'est pas dans la "peopolisation". Ce n'est pas comme si on allait chercher des confidences.", se défend le rédacteur en chef du service France de l'AFP, Hervé Guilbault en réponse aux questions du Monde.

    Là où les choses deviennent délicates, c'est quand le "factuel" ne présente aucun intérêt mais qu'on va quand même broder autour de la visite des pyramides main dans la main, histoire de justifier un envoyé spécial.

    BONNE CONSCIENCE 

    Bien sûr, les rédactions en chef se défendent de "peopoliser" la hiérarchie de l'information. Et chaque journaliste pourra toujours, bonne conscience oblige, se cacher derrière sa déontologie et prétendre à une forme de distanciation critique par rapport au sujet. En Egypte, le seul fait que les services de sécurité egyptiens aient tiré en l'air des coups de sommation pour éloigner les photographes et les journalistes vient à point nommé pour prêter le flan à ce réflexe salvateur.

    Reste la question essentielle, celle de l'intérêt du lecteur...

     

     

     

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