Avertir le modérateur

presse - Page 5

  • A la recherche des nouveaux modèles

    "Une prise de conscience salutaire", estime Jean-Clément Texier (*), le spécialiste des médias, président de la Compagnie financière de communication, à propos de la tenue des états généraux de la presse écrite. Pour cet observateur patenté de la presse, l'initiative présidentielle est donc providentielle pour une presse en crise au diapason des évolutions plantéraires du secteur.

    ANTICIPER LE "TSUNAMI DU NUMERIQUE"

    Mais l'est-elle pour les titres dans une perspective de nouvelles aides publiques? Pas si sûr, du moins suggère Jean-Clément qui pense haut et fort qu' "on n'a jamais sauvé un secteur en le subventionant".Le rôle de l'Etat dès lors doit être celui d'un facilitateur, d'accompagnateur de ces mutations indispensables dont on parle tant. Pour Texier, "les journaux qui gagneront sont ceux qui trouveront des concepts nouveaux adaptés à la nouvelle génération. Les moins de 35 ans passent prioritairement leur temps devant un écran d'ordinateur. Le tsunami du numérique se produira quand les services ciblés et des télévisions ciblées arriveront sur les portables des jeunes générations. La finalité des quotidiens sera alors de consacrer 80 % de leur espace à mettre l'information en perspective".Vous avez-dit mutations?

    INTERNET FACTEUR DE MUTATION, FACTEUR DE DEVELOPPEMENT

    Oui, le métier est en pleine mutation. Une presse nouvelle doit émerger, avec de nouveaux modèles économiques.C'est le credo de Bruno Patino, tout neuf directeur de France Culture, mais qui a fait sa révolution numérique au Monde Interactif. Face au "choc d'internet", la crise n'est pas que conjoncturelle, elle est aussi structurelle. "Internet, c'est pas seulement un média de plus, le numérique c'est pas seulement une expression de plus, mais ça remet en cause les modèles habituels de la presse quotidienne, voire même de la presse magazine; ça veut dire qu'il faut qu'on trouve de nouveaux modèles ou qu'on voit comment on adapte les modèles actuels au choc numérique" défend Bruno Patino qui animera le groupe de travail "Le choc d'internet: quels modèles pour la presse écrite?" durant ces états généraux.

    Autrement dit, saisissons-nous de cette chance: "Internet, c'est un facteur de mutation, peut-être de crise, mais aussi un facteur de développement".

     

     

     

  • Journalistes d'un jour: comment sensibiliser les jeunes à la presse

    Alors que les états généraux de la presse cherchent à trouver des solutions à la crise de la presse écrite, on peut considérer que l'un des enjeux des médias d'aujourd'hui et de demain réside dans la conquête de nouveaux lecteurs, notamment parmi les jeunes. L'opération menée depuis de longues années par le quotidien régional L'Alsace à Mulhouse, baptisée "Journaliste d'un jour", (créé en son temps par le groupe belge Vers l'Avenir) constitue un exemple intéressant d'une démarche pédagogique à destination des lycéens.

    J1J logo.jpg

    Ces derniers (environ 1500 issus de toute l'Académie de Strasbourg) répartis en cinq rédactions (Mulhouse, Colmar, Saint-Louis, Sélestat et Strasbourg) vont réaliser toute cette semaine un quotidien au format tabloïd de 32 pages avec "leurs" articles sur le sport, l'économie, l'Europe, la culture... assistés par des journalistes professionnels et des étudiants en journalisme. Les lycéens qui ont préparé cette opération en classe avec leurs profs, sont ainsi livrés chaque matin au défi de la page blanche et en position de devoir trouver les informations, les mettre en forme, dans un délai très court (ils commencent à 7 h 30 et doivent boucler leur édition quotidienne au plus tard vers 13 h... ). Parallèlement, des équipes de lycéens dédiées au marketing sont chargés de diffuser le journal d'un jour en trouvant toutes les idées les plus originales pour toucher le grand public ou des relais d'opinion...

    A1J.jpg

    Lire l'article dans L'Alsace

    Voir aussi  "Journalistes d'un jour " sur Facebook

    Voir aussi les vidéos sur Dailymotion

     

     

  • Et le public dans tout cela?

    Alors que des groupes de travail ont commencé à plancher sur l'avenir de la presse, que peut en attendre le public, lecteur ou internaute? Laurent Joffrin, directeur de Libération a soulevé la question jeudi dernier, en proposant justement d'ajouter une dimension à ces états généraux en créant un groupe ouvert au public.

    "Si les journaux vont mal, ce n'est pas seulement en raison d'une évolution économique défavorable ou de l'indifférence supposée des pouvoirs publics. C'est aussi parce que les journalistes, pour une grande part, ont perdu la confiance de l'opinion", suggère le patron de Libé. Et de proposer: "Pourquoi ne pas organiser partout en France des réunions entre les professionnels et le public ? (...) Pourquoi ne pas regrouper ensuite les représentants de ces instances et ceux des organes d'information dans une grande réunion nationale ?".

    Sur internet, le débat est déjà possible. Les journaux papier pourraient eux aussi ouvrir leurs colonnes à leurs lecteurs pour leur permettre d'exprimer leurs attentes...

  • Droits d'auteurs: les sociétés de journalistes montent au créneau

    La question des droits d'auteurs sera aussi l'un des points en débat durant les états généraux de la presse lancés la semaine dernière par Nicolas Sarkozy. Le groupe animé par Bruno Frappat évoquera cette question, mais outre les positions syndicales des organisations représentatives des journalistes professionnelles, les Sociétés de journalistes ont pris la parole la semaine dernière pour faire connaître leurs attentes, et en tout cas exprimer leur vigilance sur ce point.

    Le Forum des SDJ s'est ainsi positionné en affirmant: "Pour l’instant, et compte tenu des premières salves de propositions du rapport de Danielle Giazzi, le bureau du Forum a décidé d’axer son attention sur trois axes prioritaires:

    • la préservation du statut d’auteur salarié des journalistes, qui doivent conserver un droit moral sur leur production, quelque soit les supports de diffusion. Il n’est pas question de « banaliser » le métier et de devenir de « simples » communicants ;
    • le pluralisme et la conséquence pleine et entière du fait que la Constitution (article 34) prévoit désormais l’indépendance des médias (quelle loi maintenant ? Quels mécanismes ?)
    • l’indépendance des rédactions, par leur reconnaissance sur le plan institutionnel et l’octroi de droits spécifiques, notamment droit de veto sur la nomination des responsables éditoriaux."

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu