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Journalisme

  • L'Opendata, un nouveau geste numérique et citoyen?

    Tout le monde en parle comme d'une nouvelle manière d'utiliser les données publiques disponibles via internet pour les exploiter sous forme d'informations reformatées ou de bases réutilisables pour de nouveaux usages web.

    Ouest France se lance dans l'aventure sur l'info service locale. Mais le datajournalisme peut aussi se traduire par une plus grande transparence dans les informations publiques (institutions politiques, économiques, culturelles, scientifiques... ) et la possibilité pour le citoyen d'y accéder.

    Y aura-t-il là pour le métier de journaliste et la presse un nouveau champ de développement?

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  • Entre le papier et le web, un conflit social?

    Sur médiachroniques , Emmanuel avance l'hypothèse que la crise de la presse s'explique moins par une question de contenus que par un véritable clivage entre ceux qui réalisent et lisent les jounaux traditionnels et ceux qui recherchent, commentent, notent parfois l'informations sur les sites internet, ainsi qu'entre les journalistes "print" et les journalistes multimédia.


    Il affirme ainsi: "La vraie question de fond: une lutte pour le pouvoir et la friction entre classes sociales. L'internet permet l'expression d'une communauté qui ne se sent pas représentée par ses élites, ses journaux. La fracture s'étend jusqu'au coeur des rédactions, elle cisaille les partis politiques etc...
    Internet est l'instrument de la revanche des classes moyennes qui voient s'éloigner les perspectives de progression sociale. C'est le media des cols blancs qui se découvrent en voie de prolétarisation et vont s'allier très naturellement avec les professions intellectuelles de plus en plus marginalisées vis à vis du pouvoir économique.
    Parmi elles, une grande partie des...journalistes."

    Pourtant, les contenus entre Le Monde et lemonde.fr, entre Libération et liberation.fr, ne sont pas radicalement différents. Si ce n'est la dimension multimédia des sites internet de ces grands quotidiens nationaux et toutes les techniques de liens qui permettent d'approfondir un article en temps réel.

    La différence pour Le Monde serait plutôt à trouver sur son site lepost où le ton et la manière de faire remonter les informations sont franchement d'un autre genre.

    Il suffit de faire un tour sur les blogs des sites de jounaux pour se rendre compte de cette évidente prise de parole de ces lecteurs-internautes-citoyens qui souvent mettent en copier-coller d'un autre site d'info des extraits d'articles ou des liens pour argumenter face aux autres débatteurs de ces forums. Leur commentaire n'a pourtant pas toujours la reconnaissance des "professionnels de la profession" que sont les journalistes dans les rédactions print. Ils leur suffiraient pourtant de participer à ces débats on line pour ajouter à la légitimité de ce journalisme conversationnel... et à instiller la rigueur et l'expertise que parfois leur contestent les blogueurs...

     

     

     

  • La liberté de la presse est-elle menacée en France?

    Quelle place pour la liberté de la presse dans les débats des états généraux en cours?

    L'organisation Reporters sans frontières (RSF) pose en tout cas la question et annonce qu'elle se montrera "extrêmement vigilante" , estimant que les états généraux ne pourraient "faire l'impasse" sur ce point. Une problématique "indissociable d'une réflexion plus générale sur la qualité de l'information et le renforcement de son assise économique".

    LE SECRET DES SOURCES N'EST PAS ASSEZ GARANTI

    "Renforcer la presse, c'est avant tout l'affranchir de toutes les pressions qu'elle subit" explique RSF dans son communiqué, tout en relevant le fait que "Le secret des sources n'est toujours pas suffisamment garanti et les poursuites pour recel de violation du secret de l'instruction n'ont pas disparu". Quelques affaires récentes témoignent de la pertinence de ces remarques...

    "Les convocations, mises en examen et placements en garde à vue sont encore une réalité en France. Le secret des sources n’est toujours pas suffisamment garantie et les poursuites pour recel de violation du secret de l’instruction n’ont pas disparu". le risque est moins celui d’une concentration excessive des médias que d’un accroissement de conflits d’intérêts préjudiciables à l’information. Est-il sain qu’une même entreprise dépende massivement des commandes de l’Etat et possède des médias qui sont amenés à critiquer ceux-là mêmes qui sont à la tête de cet Etat ? Cette question est au cœur des préoccupations des sociétés de rédacteurs. Mais aussi de celles des citoyens, de plus en plus nombreux à dénoncer les pressions auxquelles les médias seraient soumis de la part de leurs actionnaires"

    Mais suffit-il de renforcer la vigueur économique de la presse pour la rendre plus indépendante et plus libre?

    Pour soutenir RSF cliquer ICI

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  • Le forum des sociétés de journalistes pas content

    Le Forum des SDJ (Sociétés de journalistes *) a fait savoir à Nicolas Sarkozy que le déroulement des états généraux de la presse écrite dans sa forme actuelle ne lui convenait pas. Du moins, dans sa dimension annoncée comme "participative" par rapport à laquelle les SDJ ne trouvent pas leur compte. C'est à Emmanuelle Mignon, conseillère élyséenne, que Jean-Michel Dumay, président du Forum et de la SDJ du journal Le Monde, s'est adressé. Le Forum des SDJ avait sollicité Bruno Frappat qui anime l'un des groupes de travail des états généraux, pour exprimer son "souhait de participer à la réflexion commune de son groupe de travail sur l'évolution des métiers du journalisme."

    Voici le message adressée à Mme Mignon:

    "Chère Madame,

    Le bureau du Forum des Sociétés de journalistes (FSDJ) (1), qui s’est réuni hier matin, lundi 13 octobre, demande expressément à ce que le Forum puisse participer aux quatre groupes de travail constitués dans le cadre des Etats généraux de la presse.

    Bruno Patino nous a conviés à son groupe de réflexion, François Dufour ne l'envisage que sous la forme d'une participation in personnae proposée à François Malye. Nous n'avons pas eu de contact avec Arnaud de Puyfontaine.

    M. Frappat, quant à lui, nous a proposé d'être simplement auditionnés par le groupe de travail qu'il constitue, et non pas d'en faire partie comme nous le demandions. A l'oral, il explique ne pas vouloir s'entourer d'"institutionnels" (ce qui est déjà en soi problématique), or la présence annoncée à ce groupe du premier secrétaire général du Syndicat national des journalistes montre que cette explication ne peut être la bonne.

    Pour mémoire, le Forum des SDJ (1) avait été l'un des premiers, si ce n'est le premier, à réclamer la tenue d'un "Grenelle de la presse" à l'automne 2007 compte tenu des mutations économiques et technologiques frappant le secteur (Le Monde du 6 novembre 2007).

    Ces états généraux devaient être l'occasion de réunir différents acteurs de la presse pour qu'ils participent, ensemble, à une réflexion commune sur l'avenir des médias d'information, les moyens de préserver le pluralisme et l'indépendance des rédactions, ainsi que sur l'évolution du journalisme. La méthode, semblait-il, devait permettre de sortir de celle habituellement employée pour les sempiternels rapports commandés sur ces sujets consistant pour une personne ou une petite commission de "personnalités" à auditionner des personnes "autorisées".

    En tout état de cause, il paraît difficile que les sociétés de journalistes ne soient pas associées à l'intégralité des travaux et des réflexions portant sur l’avenir de la presse.

    Nous insistons sur l'opportunité que représenterait notre présence aux travaux des quatre groupes de travail du fait, notamment, de notre capacité à relayer, dans nos rédactions, les réflexions qui émergeront et à faire remonter du "terrain" des réactions et des propositions.

    Dans l'attente de votre réponse, nous vous remercions de l'attention que vous porterez à notre demande.

    Bien cordialement,

    Jean-Michel Dumay, président  (SDR du Monde)
    François Malye, secrétaire général  (SDJ du Point)
    Sylvain Courage (SDJ du Nouvel Observateur)
    Caroline Mangez (SDJ de Paris-Match)
    Mathieu Quiret (SDJ des Echos)
    Isabelle Repiton (SDJ de La Tribune)
    Jacques Trentesaux (SDJ de L'Express),
    membres du bureau."

    (*) Ce forum réunit les SDJ suivantes: Sociétés de journalistes de L'AFP, L'Alsace, Courrier Cadres, Les Echos, Elle, L'Equipe, L'Etudiant, L'Express, Le Figaro, l'Humanité, I-Télé, Le Journal du Dimanche, Libération, Livres Hebdo, Marianne, Midi libre, Le Monde, Le Monde interactif, Le Nouvel Observateur, Paris Match, Le Point, Radio France, Radio France internationale, Sciences et Avenir, Télérama, La Tribune, La Vie (en cours Le Progrès de Lyon, 20 minutes

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