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Polémique

  • Anish Kapoor parodie Gangnam Style pour soutenir le Chinois Wei-Wei

    Alors que la vidéo de Gangnam Style interprétée par le chanteur sud-coréen Psy fait le tour de la planète et du web et atteint ces jours-ci le milliard de vues sur You Tube, l'artiste Anish Kapoor a choisi de détourner ce propos pour défendre la liberté d'expression. Plus particulièrement celle de son homologue chinois dissident Wei-Wei dont la parodie du clip sud-coréen a été interdite dans son pays.
    250 artistes ont participé au tournage de ce contre-clip.
    Reste à savoir quel sera le buzz de cette vidéo plus politique...
    A vous de juger...

     

    LA VIDEO D'ANISH KAPOOR

     

     

    LA VIDEO DE WEI WEI INTERDITE EN CHINE

  • Jeff Koons réveille les descendants de Louis XIV

    Les effets colatéraux de l'exposition jeff Koons au château de Versailles sont parfois surprenants. Ainsi, cette procédure d'urgence introduite ce samedi pour demander l'interdiction de cette exposition et diligentée par le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, qui se présente comme le "descendant en droite ligne de Louis XIV"!

    Quel est le grif retenu? "profanation et atteinte au respect dû aux morts". Il dépose sa requête au nom du "droit immémorial", pour "tout membre de l'espèce humaine", "au respect de ses aïeux" et "à vivre sans profanation de ses ancêtres", et au nom du "droit à accéder à la connaissance du patrimoine sans contrainte pornographique".

    Vous avez dit pornographique? Les 500 000 visiteurs déjà passés devant les oeuvres de Koons à Versailles, au château et dans les jardins, n'ont pourtant pas été mis en présence d'objets ou de scènes choquant la moralité ordinaire du citoyen... Mais , le bon prince se souvient sûrement des sulfureuses images de Jeff Koons allongé sur la Cicciolina, la star italienne du cinéma pornographique qui a croisé sa vie et son oeuvre.

    Un homard ou un chien géants ont-ils quelque chose à voir avec ce que le descendant de Louis XIV accuse d'agir "comme ressort publicitaire destiné à promouvoir une star étrangère du porno au détriment de l'art français"?

    Que ne ferait-on pour faire parler de soi!

    En attendant, l'exposition est prolongée jusqu'au 4 janvier prochain.

     

     

     

     

  • Affaire De Filippis: pourquoi tant de haine contre un journaliste?

    Pourquoi tant de haine contre les journalistes?

    La question vaut d'être posée en ce qui concerne le traitement infligé à l'ex-directeur de loa publication du journal Libération qui est devenu l'affaire De Filippis.

    Qu'un ministre trouve cela "normal" puisque la procédure serait respectée n'a pas outre mesure besoin d'être pointé du doigt à l'heure où un ancien french doctor humanitaire embarqué dans la barque sarkozienne comme ministre des Affaires étrangères - on devrait plutôt dire des étranges affaires... - trouve que c'est superflu d'avoir créé un secrétariat d'Etat aux Droits de l'Homme...

    Juste pour revenir sur ce cas Filippi, voici une contribution intéressante de Renaud Le Guhenec dans la newsletters de Presse Edition pour comprendre de quoi on parle.

     

    Projet1.jpg
  • Affaire de Filippis: les sociétés de journalistes indignées

    L'arrestation de l'ancien directeur de la publication de Libération provoque des remous dans le landerneau journalistico-politique hexagonal. Si la Garde des Sceaux trouve que c'est la procédure "normale" qui a été appliquée, d'autres - y compris au sein de la majorité présidentielle jugent la dite procédure un peu excessive par rapport à un simple délit de presse. Mais derrière l'émoi que focalise le cas de ce confrère, il faut imaginer que ce sort humiliant (fouille au corps etc...) constitue le lot de nombreux autres citoyens moins connus et moins défendus dans les médias. On peut plus globalement s'interroger sur les méthodes appliquées à tous au regard du respect et de la dignité de l'homme...

    En attendant, voici la prise de position du Forum des Sociétés de journalistes sur ce dossier brûlant...

    "Le Forum des Sociétés de journalistes (FSDJ) (1) exprime sa stupeur et son indignation face à l’invraisemblable traitement policier et judiciaire dont le journaliste Vittorio de Filippis, ancien PDG de Libération, a fait l’objet le vendredi 28 novembre.
    Les conditions de son interpellation, humiliantes, et son interpellation elle-même pour une affaire de presse relevant de la seule loi de 1881, témoignent d’un dérapage dangereux pour la démocratie dans notre pays.
    Le Forum des sociétés de journalistes s’associe à la Société civile des personnels de Libération (SCPL) pour demander qu’une enquête soit ouverte et ne comprendrait pas que les participants aux Etats généraux de la presse écrite -et surtout les journalistes ou directeurs de la publication- n’émettent pas de protestation contre cette atteinte intolérable au droit de la presse.
    Cette triste affaire intervient alors qu’un certain nombre d’événements préjudiciables à l’exercice du métier de journaliste se sont enchaînés ces derniers mois. Projet de loi ambigu sur la protection des sources, perquisitions de plus en plus fréquentes aux sièges de journaux, gardes à vue, mises en examen, et maintenant menottes et fouille au corps : où s’arrêtera la liste funeste ?
    Cette affaire touche chaque journaliste, et chaque citoyen, parce qu’elle peut être vécue comme l’expression d’un mépris grandissant à l’égard de notre métier, voire d’une volonté d’humilier ou d’inquiéter une profession dont le seul but est d’informer, quitte parfois à déplaire.
    Il est difficile de ne pas la rapprocher du contexte délétère qui règne autour de la presse alors que de soi-disant Etats généraux, où n’ont pas été accueillies toutes les parties désireuses de participer à la réflexion commune (dont les sociétés de journalistes), sont organisés par la présidence de la République. Difficile aussi de ne pas la corroborer aux attaques dirigées contre la profession par certains patrons de presse qui, ayant la part belle à ces tables rondes, réclament aux pouvoirs publics des modifications substantielles au statut des journalistes garant de leur indépendance."

    Paris, le 30 novembre 2008.
    [1] Sociétés de journalistes de L'AFP, L'Alsace, Courrier Cadres, Les Echos, Elle, L'Equipe, L'Etudiant, L'Express, Le Figaro, l'Humanité, I-Télé, Le Journal du Dimanche, Libération, Livres Hebdo, Marianne, Midi libre, Le Monde, Le Monde interactif, Le Nouvel Observateur, Paris Match, Le Point, Radio France, Radio France internationale, Sciences et Avenir, Télérama, La Tribune, La Vie

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