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Millet

  • Catherine Millet a raison

    Catherine Millet a bien raison de rappeler dans son éditorial d'Art Press de novembre que le "coup" de Damien Hirst qui a mis ses oeuvres aux enchères n'est pas inédit.

    En effet, Jean-Pierre Raynaud , deux ans auparavant, avait aussi (bien) "soldé" les oeuvres de son fonds chez Christie"s. Lire à ce sujet, le post publié sur ce même blog à l'époque: "Le plaisir de l'enchère".

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    La critique procède toutefois dans son article à un comparatif intéressant entre les deux démarches. "La différence entre les deux tient à quelque chose de profond" affirme Catherine Millet.
    Ainsi voit-elle dans l'action de Hirst "un commentaire, par exarcerbation et provocation, du marché".

    En revanche, la démarche de Raynaud, selon elle, relève de "la prise de conscience existentielle. L'artiste venant d'exposer au musée de Nice les oeuvres qu'il avait conservées depuis plus de quarante ans de travail. Il décidait qu'elles ne pouvaient pas rentrer à l'atelier. Tout à coup, le passé devient trop étouffant, il fallait le disperser pour mieux se remettre au travail".

     

     

  • Simone de Beauvoir et la polémique autour de son image dénudée vue de dos

    "Quel foin dans la presse pour la vue d'un cul", s'exclame Jacques Henric dans l'édito d'Art Press du mois de mars sous le titre plus parlant encore de "D'un cul vrai et de quelques vrais faux-culs".

    L'objet du délit, rappelons-le, c'est la publication par le Nouvel Observateur d'une photo de Simone de Beavoir, nue de dos dans son cabinet de toilette (voir ci-contre la Une tant décriée par certains de l'hebdomadaire) dcb97a965f3006ac8d340d58595dbbe3.jpg

    Henric renvoie les polémiqueurs aux écrits de Simone de Beauvoir qui fit elle-même le récit de ses amours ou de celles de Sartre ou encore aux biographies parues sur la femme de lettres comme autant d'incursions dans ce domaine si personnel de la vie sexuelle racontée par les mots. Certains ayant invoqué "une atteinte à la vie privée" que représenterait cette publication, Henric pose la même question pour la version textuelle du "dévoilement" de Simone de Beauvoir. "Faut-il, dès lors, penser que l'indignation morale viendrait du fait qu'on peut tout raconter avec des mots, mais que s'agissant d'une image... ", suggère le journaliste.

    C'est bien là un point essentiel du questionnement autour de cette publication: manifester la liberté d'une femme qui a écrit "Le deuxième sexe" en offrant l'image de son corps dénudé, sans la protection des mots qui ne font image que dans l'esprit de ceux qui les lisent, est-ce aujourd'hui possible? Ou l'iconoclastie nouvelle est-elle en marche?

    On a vu récemment aussi une polémique à Londres autour de l'affiche d'une exoposition présentant un tableau de Vénus nue... signé Cranach! c44c3849059acb8e401ae7880760a6f6.jpg

    En février déjà, et toujours dans Art press, Catherine Millet qui du point de vue de l'exposition de son corps (par le texte mais aussi par les images publiées par Jacques Henric) peut revendiquer une parfaire légitimité, s'interrogeait déjà sur l'interdiction aux moins de 16 ans de l'accès à l'exposition de la Bibilothèque national de France consacrée à l'Enfer sous le titre "Eros secret". 

    Au  Grand Palais, une simple mise en garde à l'entrée d'une salle de l'exposition Courbet, faisait office de principe de précaution avant la découverte du fameux tableau "L'origine du monde".

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