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avenir

  • Presse: le message élyséen

    NS presse.jpgEn lançant ce matin les Etats généraux de la presse, du Palais de l'Elysée, Nicolas Sarkozy a donné quelques pistes sur lesquelles il estime que ce grand forum annoncé participatif puisse aller, tout en insistant sur le fait qu'au-delà de l'interpellation planétaire qu'a constitué internet et les journaux gratuits, la crise de la presse est "une crise bien française". Après les attendues évidences sur le rôle de la presse en démocratie...

    "UNE CRISE BIEN FRANCAISE"

    Mais le message présidentiel veut aussi s'adresser aux acteurs de la presse: "Je tiens également à ce que le rôle des uns et des autres dans l’évolution de notre presse écrite depuis 30 ans ne soit pas contrefait ou stigmatisé : vilipender le Syndicat du Livre pour mieux passer sous silence la responsabilité des éditeurs est tellement habituel ; vitupérer contre les droits d’auteur des journalistes pour mieux jeter le voile sur les retards d’investissement dans le web est tellement fréquent ; critiquer les contenus et les choix éditoriaux pour ne pas parler de la fabrication ou de la distribution est tellement classique."

    "LA PRESSE DOIT ETRE RENTABLE" POUR ETRE INDEPENDANTE

    Bon, en arrière-plan de tout cela, il y a quand même la question économique: "La presse doit être rentable, note le président de la République qui ne sera pas contredit par les éditeurs, et c'est encore le meilleur moyen d'être indépendant". La question de l'indépendance liée à la rentabilité, c'est bien beau, mais la question des moyens pour parvenir à cette optimisation sous contrainte (économique) n'est pas pour autant résolue sans capitaux et actionnaires dont la dépendance n'est pas automatiquement synonyme d'indépendance... Quelques exemples récents ont servi ce débat-là...

    NON A LA "PAUPERISATION" DE LA PRESSE

    L'économie donc. Qu'en dit Nicolas Sarkozy: "la ligne de plus grande pente de la presse, plus particulièrement celle de la presse d’information
    politique et générale, la ligne qu’il nous faut combattre, qu’il nous faut redresser, c’est la paupérisation. Paupérisation des contenus quand moins de 20% des prix de vente leur sont consacrés. Paupérisation des rédactions quand des plans sociaux assèchent les journaux de leur raison d’être, le journalisme. Paupérisation des réseaux avec la disparition d’un trop grand nombre de correspondants étrangers. Paupérisation de la profession avec des journalistes mal payés, mal outillés, précarisés. Paupérisation des entreprises de presse avec insuffisamment de fonds propres pour investir, innover, préparer l’avenir.L’enjeu central des Etats généraux, c’est de mettre fin à ce cercle vicieux qui contraint la presse às’épuiser dans une course en avant, pour survivre à des chocs extérieurs de coûts, de concurrence, de changements sociétaux dont elle n’a pas la maîtrise ou dont elle a perdu le contrôle.

    EDITEURS, JOURNALISTES, IMPRIMEURS, DIFFUSEURS... MEME COMBAT!

    Conclusion du chef de l'Etat: "Ce n’est pas seulement l’avenir des éditeurs qui est en cause. C’est celui de toute la profession, les journalistes, les imprimeurs, les rotativistes, les dépositaires, les diffuseurs… D’ici deux mois, nous ferons un premier bilan d’avancement du processus. Mon souhait est de pouvoir alors rapidement, avec vous, engager les réformes nécessaires, législatives, réglementaires, fiscales et financières annonciatrices d’espoir et de changement."

    A suivre donc...

     

     

  • Une crise de l'offre?

    "Il manque une réflexion sur le contenu des journaux" affirme le sociologue Jean-Marie Charon en prélude aux états généraux de la presse qui s'ouvrent aujourd'hui. Au-delà de l'effet "Grenelle de l'information" recherché, on pourrait même aller plus loin et affirmer que la réflexion qui ne doit pas faire défaut dans cette démarche est celle sur l'offre des médias. Sujet déjà évoqué dans ce blog mais qu'il faut une nouvelle fois mettre en débat.

    Le succès des quotidiens gratuits, notamment auprès des jeunes, mais pas seulement, ont un peu laissé penser que la question du gratuit-payant pouvait être une clef pour mieux comprendre ce que se passe dans la presse en crise ou en tout cas pour ajuster son offre à la demande (en tout cas au niveau tarifaire). D'ailleurs, un grand groupe comme Ouest-France n'est pas rentré pour rien dans le capital de 20 minutes.

    Mais là où "la profession" doit aussi s'interroger, c'est sur la nature de l'offre faite aux nouveaux infos-consommateurs comme le soulignait d'ailleurs le patron de 20 minutes France Pierre-Jean Bozzo.

    Avant le rapport Giazzi dont on dit déjà qu'il donne les réponses aux questions que les états généraux se posent... le rapport du sénat avait déjà insisté sur ces pistes nouvelles pour les médias traditionnels. Tout comme le rapport Tessier "La presse au défi du numérique".

    Le débat est donc ouvert, pas seulement pour savoir quel prix vendre une information (gratuite, payante, low-cost), sur quel support la diffuser (papier, internet, téléphone mobile... ), mais surtout quelle information pour quel info-consommateur?

     

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