Avertir le modérateur

campagne

  • Le Dauphiné lance son site spécial "présidentielle 2007"

    medium_quelcandidatdauphine.jpg

    medium_daup.jpg Le Dauphiné Libéré lance son nouveau sité consacré aux élections sous le titre quelcandidat.com

    C'est plutôt bien fait et ludique. Vous pouvez ainsi savoir à quel candidat vous ressemblez le plus ou vous lancer plus franchement dans ce qu'on appelle le "journalisme citoyen" appliquant ainsi la formule qui donne le titre au blog de Benoit Raphael - l'un des promoteurs de cette offre - "Demain, tous journalistes". 

    Vous pouvez aussi "voter", voir des vidéos, suivre l'actualité de la campagne et vous repérer dans le temps grâce à un compte à rebours sans oublier de poser vos questions aux candidats.

    Une initiative astucieuse qui ravira les internautes déjà consommateurs de sites politiques.

     

  • La tendance sur la toile

    On a dit et écrit que l'un des terrains privilégiés de la campagne pour l'élection présidentielle - donc pas fatalement le seul! - se situerait sur internet. A cet effet, les courbes d'analyse de l'observatoire présidentielle 2007 de RTGI montrent que finalement sur le net comme dans les autres médias, la tendance à la hausse accompagne les différentes actions des candidats. Quand Ségolène plane dans les sondages, les posts et les blogs qui lui sont consacrés suivent la même inflation. Quand Sarko se déclare, on sent immédiatement une poussée de fièvre. Finalement, le web s'il participe à l'animation de la campagne (vidéos, chats, intox et infos) n'en modifie pas forcément le cours. Ou guère plus qu'un passage dans le 20 heures de TF1 ou sur une matinale de RTL quand généralement les "petites phrases" déclenchent les commentaires de la journée...

    Ce qui est sûr, c'est que le net - et notamment la blogosphère - s'invite au débat présidentiel, en utilisant tous ses ressorts et notamment sa capacité virale.

    medium_NSTV.jpgLe web permet aussi de donner du son, de l'image et de la vidéo, des réactions de sympathisants voire même à donner l'illusion que d'autres avis que le sien (celui du candidat) sont érigés au même rang que la programmatique personnelle du candidat. Une sorte de "débat participatif' virtuel en quelque sorte.

    Mais, le web facilite aussi aujourd'hui une forme de "contre-pouvoir" par rapport aux médias tradiitionnels. On avait déjà vu pour le sport par exemple que des champions donnaient des infos exclusives sur la toile ou sur le réseau d'un opérateur de téléphonie mobile. La web TV ou les podcasts audio permettent de contounrer sans ambages les comptabilités trop strictes des temps de parole sur les chaînes ou les radios hertziennes. Sarkozy a ainsi "sa" télévision, NS TV, animée par l'écrivain José Frèche, qui lui permet d'alimenter la campagne sur son propre circuit.

    On se souvient des voeux de la nouvelle année prononcés sur le net par Ségo et Sarko.

  • Des images sous contrôle

    Dire que la communication est devenue la première arme des candidats à l'élection présidentielle, c'est comme enfoncer une porte grande ouverte! On avait compris depuis un certain temps que le monde politique avait habillement investi les techniques de l'information pour formater à sa main le travail des médias, et donc des journalistes. La bonne vieille conférence de presse a du plomb dans l'aile. Avec tous les chargé(e)s de com qui traînent dans tous les cabinets politiques, la règle d'or c'est désormais, maîtrisons l'information pour mieux maîtrise l'image (celle du candidat en l'occurence).

    Que ce soit au PS ou à l'UMP, la dernière nouveauté c'est de produire directement le contenu images des meetings des candidats. Ce dimanche à Versailles, l'UMP a réalisé un show parfait pour le sacre de Sarko devant près de 80 000 militants réunis pour ce qui devait être un plébiscite et l'affichage insolent de l'unité de ce grand parti reconstitué en machine de guerre électorale après quelques ratés internes. Là, la "prod" UMP a fait du bon boulot. Couronnement de première classe garanti. L'arrivée de Villepin? Discrète et surtout pas relayée sur grand écran! Histoire de ne pas exciter quelques rebelles non encore remobilisés derrière le leader maximo-Sarko.

    Nos confrères des télévisions privées et publiques n'ont pas pu travailler à leur guise. Les chaînes n'ont qu'à reprendre les images formatées et validées par les partis, gracieusement fournies. Pour le reste, les journalistes reporters d'images pourraient presque laisser leur caméra au vestiaire tant les restrictions dans le choix des plans convergent vers un compte-rendu politiquement correct car très "encadré"...

    Bien sûr, il y avait déjà pour la presse écrite les veilles habitudes des interviews relues par les interviewés (et éventuellement amendées, réécrites, expurgées quand les mots dépassaient évidemment la pensée... ). Règle du jeu acceptée par la plupart des journaux, certains faisant toutefois leur mea-culpa public en signalant la chose à leurs lecteurs.

    De la à dire que les médias sont complètement sous la coupe du politique? Certainement pas, heureusement. Mais il serait heureux que cette campagne présidentielle puisse faire réagir les professionnels de l'information!

     

     

  • La photographie au jardin

    Reporter photographe travaillant habituellement pour des magazines (L'Optimum, Citizen K... ) Jean-Claude Figenwald présente sa première exposition actuellement à la Filature de Mulhouse. Un accrochage et une présentation pas complètement anodins dans une ville où il a grandi et où il est revenu à la recherche d'un temps perdu: celui de l'enfance où l'on exporte ses jeux hors du quartier dans les jardins familiaux à piquer des pommes et des groseilles.

    En choisissant de travailler sur un thème choisi - les jardins familiaux - Jean-Claude Figenwald a à la fois opéré par balayage systématique de tous ces carrés de verdure au coeur de la ville ou tout juste à ses marges et par une sorte de focalisation plus subjective dont son regard a choisi les règles sensibles.

    Ces jardins aujourd'hui appelés "familiaux" mais que jadis on nommait "jardins ouvriers" - il reste pourtant encore beaucoup d'ouvriers dans cette ville de Mulhouse notamment dans l'industrie automobile - offrent au photographe un tableau vivant et naturel changeant au fil des saisons. En travaillant en format carré, le photographe accentue évidemment cette manière d'encadrer l'espace, faisant de ces espaces cultivés, appentis et autres chambrettes de cabanons, le théâtre clos d'une vie presque hors du temps.

    Dans cette géométrie de l'espace, les objets et les personnes sont mis en scène non pas dans leur activité vernaculaire -  cultiver son jardin, faire pousser ses légumes, arroser ses plants - mais posant pour le photographe comme les personnages figés d'une histoire laissée en creux.

    Ces femmes, ces hommes et leurs enfants, seuls, en couple, en famille, jeunes et vieux, affichent leur appartenance à cet espace terrien où ils passent leurs loisirs, à l'écart de la rumeur urbaine, à biner, bêcher, éclaircir, taluter, amender, pincer les gourmands, cueillir les fruits et récolter leurs légumes. Une activité jadis aussi vivrière.

    La manière dont Jean-Claude Figenwald a capté cet univers rejoint le testimonial et le documentaire. Chacun y est représenté dans sa simplicité, dans la pose la moins spectaculaire possible.

    La nature occupe évidemment certains plans comme une matière parfaitement poétique alors que les ustensiles de jardins, les meubles des petites vérandas improvisées, évoquent le travail de la terre et le repos qui s'en suit, les repas entre amis ou en famille quand le soleil tape fort, les apéros joyeux, les fins d'après-midi dominicaux où l'on ferme sa cabane et l'on redescend vers la ville avec son panier des légumes frais pour la semaine, ses fruits pour les confitures...

    Dans notre monde agité et bruyant, pollué et autodestructeur, ces jardins sont ici comme le symbole d'un paradis perdu. Le photographe y promène son regard avec l'empathie acérée de celui qui à la fois sait écouter ces vies qui se racontent dans la calosité d'une main, les rides d'un visage ou sur les murs d'un abri décoré avec soin par ses occupants, et en même temps recherche cette distance qui permet d'extraire de ces sujets le seul vecteur narratif pour laisser s'exprimer le sens propre de l'image.

    Mais au-delà des portraits que propose Jean-Claude Figenwald, qui sont autant de preuves d'humanité profonde où se mêlent diverses cultures issues de l'immigration qui disent leur "être-là", c'est dans les clichés sans personnages que le jardin soudain éclate de sens. Bosquets, plants alignés, ombrages d'un arbre fruitier, mottes de terre donnent les couleurs de ces tableaux inanimés. Le cadrage cherche sa perspective, comme une échappée belle de la vie au coeur d'une nature oubliée...

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu