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  • Schneidermann-Duhamel: leçons croisées

    La première salve de Daniel Schneidermann dans sa chronique du 2 février parue dans Libération sous le titre "Chirac et le sacrilège des surligneurs"
    "Ainsi se déploie, chaque matin sur les radios, chaque soir sur les écrans de télé, chaque jour dans la presse écrite, le questionnement journalistique à quinze têtes. La limite la plus évidente du journalisme français, c'est qu'il est fondamentalement un journalisme d'analyse et de recueil de réactions, de porte-micros et d'exégètes.
    Si c'était un outil, ce serait une tenaille dont les deux mâchoires s'appelleraient le micro-trottoir, et Alain Duhamel. En bas, on tend le micro au peuple, avant de sélectionner soigneusement ses réponses en fonction de ce que l'on pense qu'il devrait penser.
    En haut, on arbitre le ping-pong permanent des petites phrases, des polémiquettes et des coups bas. On répercute les crocs-en-jambe, les attaques et les contre-attaques. On dissèque savamment les stratégies et les positionnements. On analyse les arrière-pensées, sur la base de confidences «off», bien entendu, glanées lors des innombrables déjeuners entre puissants et journalistes.
    Dans ce déluge quotidien, des absents de marque : les faits. Les faits obscurs, et qui le resteront, puisque les projecteurs se braquent ailleurs."
    La réponse d'Alain Duhamel, toujours dans Libération sous le titre "Schneidermann ou la tentation du populisme""C'est l'air du temps, c'est la posture de nombreux candidats, c'est donc la mode chez certains chroniqueurs : puisque les Français s'affichent sévères, critiques et pessimistes, puisqu'ils se méfient du monde politique et se défient du monde médiatique, puisqu'ils rejettent les élites ou ce qu'on leur désigne comme cette caste forcément arrogante, égoïste et inefficace, pourquoi ne pas tenter une cure de populisme, pourquoi ne pas jouer des ressorts de la démocratie d'opinion, pourquoi ne pas flatter les préjugés, encourager les saintes colères, surfer dans le sillage des sentiments les plus protestataires, quitte à flirter avec la démagogie ?"

  • Le Dauphiné lance son site spécial "présidentielle 2007"

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    medium_daup.jpg Le Dauphiné Libéré lance son nouveau sité consacré aux élections sous le titre quelcandidat.com

    C'est plutôt bien fait et ludique. Vous pouvez ainsi savoir à quel candidat vous ressemblez le plus ou vous lancer plus franchement dans ce qu'on appelle le "journalisme citoyen" appliquant ainsi la formule qui donne le titre au blog de Benoit Raphael - l'un des promoteurs de cette offre - "Demain, tous journalistes". 

    Vous pouvez aussi "voter", voir des vidéos, suivre l'actualité de la campagne et vous repérer dans le temps grâce à un compte à rebours sans oublier de poser vos questions aux candidats.

    Une initiative astucieuse qui ravira les internautes déjà consommateurs de sites politiques.

     

  • Les offres des candidats passées au comparateur!

    medium_comparer.jpgQuand vous achetez une voiture, une machine à laver ou votre prochain caméscope, rien de tel que les sites comparateurs de prix?

    Eh, bien en politique aussi vous pouvez voir quelle est l'offre des candidats à la prochaine élection présidentielle grâce au site comparer.com

  • Des images sous contrôle

    Dire que la communication est devenue la première arme des candidats à l'élection présidentielle, c'est comme enfoncer une porte grande ouverte! On avait compris depuis un certain temps que le monde politique avait habillement investi les techniques de l'information pour formater à sa main le travail des médias, et donc des journalistes. La bonne vieille conférence de presse a du plomb dans l'aile. Avec tous les chargé(e)s de com qui traînent dans tous les cabinets politiques, la règle d'or c'est désormais, maîtrisons l'information pour mieux maîtrise l'image (celle du candidat en l'occurence).

    Que ce soit au PS ou à l'UMP, la dernière nouveauté c'est de produire directement le contenu images des meetings des candidats. Ce dimanche à Versailles, l'UMP a réalisé un show parfait pour le sacre de Sarko devant près de 80 000 militants réunis pour ce qui devait être un plébiscite et l'affichage insolent de l'unité de ce grand parti reconstitué en machine de guerre électorale après quelques ratés internes. Là, la "prod" UMP a fait du bon boulot. Couronnement de première classe garanti. L'arrivée de Villepin? Discrète et surtout pas relayée sur grand écran! Histoire de ne pas exciter quelques rebelles non encore remobilisés derrière le leader maximo-Sarko.

    Nos confrères des télévisions privées et publiques n'ont pas pu travailler à leur guise. Les chaînes n'ont qu'à reprendre les images formatées et validées par les partis, gracieusement fournies. Pour le reste, les journalistes reporters d'images pourraient presque laisser leur caméra au vestiaire tant les restrictions dans le choix des plans convergent vers un compte-rendu politiquement correct car très "encadré"...

    Bien sûr, il y avait déjà pour la presse écrite les veilles habitudes des interviews relues par les interviewés (et éventuellement amendées, réécrites, expurgées quand les mots dépassaient évidemment la pensée... ). Règle du jeu acceptée par la plupart des journaux, certains faisant toutefois leur mea-culpa public en signalant la chose à leurs lecteurs.

    De la à dire que les médias sont complètement sous la coupe du politique? Certainement pas, heureusement. Mais il serait heureux que cette campagne présidentielle puisse faire réagir les professionnels de l'information!

     

     

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