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e-paper

  • Les e-Echos

    Les Echos ont lancé leur édition e-paper. Une nouvelle manière de lire la presse? Un gadget pour cadres supérieurs et décideurs un peu technophiles? Le début d'une révolution dans la manière de prendre connaissance de l'information?

    On n'en sait rien encore et les quelques 200 abonnés à près de 800 euros annuels qui vont tester cette nouvelle offre ne constituent pour l'instant pas un échantillon significatif pour mesurer l'effet de cette nouveauté.medium_1209_lesechos_é.6.jpg

    medium_1209_lesechos_1.2.jpgMais déjà le débat est ouvert, parmi les professionnels de la profession surtout. Sachant que c'est avant tout le consommateur qui décidera s'il a envie de lire son journal sur un super PDA (bon aujourd'hui techniquement c'est pas encore très sexy; noir et blanc, assez lourd, pas rétroéclairé... ) tout en trempant son croissant dans son café au lait.

    En illustration: les deux modèles d'e-reader proposés par le journal économique français.

     

     

  • L'encre numérique sera-t-elle sympathique pour la presse?

    medium_PlasticLogicOffice.jpgQuel journal lirons-nous demain?

    Le thème avait déjà abordé dans ce blog il y a quelques temps. Le lancement d'une édition e-paper (encre numérique) par le quotidien Les Echos vient alimenter l'actualité de cette question.

    Mais à quoi ça ressemble finalement l'e-paper? Et ses supports de lecture?medium__2C66DBFE-D69B-4BE9-A64C-5AA005F1588E_picture.2.JPG

    Voici la version plastic-logic (photo à gauche) qui affiche une certaine souplesse et un profil très fin et le modèle Iliad d'i-rex (à doite) plus proche de l'e-book déjà connu et que vont utiliser Les Echos.

    Les lecteurs vont-ils adopter ce type de supports dont la matérialité change radicalement le rapport au vieux quotidien papier imprimé?

     

  • Quel journal lirons-nous demain?

    medium_ebook-thumb.jpgCela commence comme un film d'anticipation: Tom Cruise dans un métro futuriste lit ce qui ressemble encore à un journal mais dont les articles s'actualisent au fil de la lecture. Nous sommes dans le film de Steven Spielberg Minory report et ces images ne servent que d'introduction à une présentation proposée par Nicolas Boutet de Wedia lors du dernier congrès Vive l'écrit à Strasbourg. Une manière d'aller directement au sujet de la question: le papier "papier" est-il condamné? Lira-t-on demain son journal sous une autre forme physique que ces pages imprimées dont le format a certes changé pour passer du plus grand au plus petit, mais dont la matérialité reste toujours la même? En d'autres termes encore: l'e-paper (l'encre numérique en fait) va-t-il permettre devenir un support de diffusion grand public dans les prochaines années?

    De l'e-book à l'e-journal? Les Echos ont choisi d'explorer cette piste, lmedium_e-paper.gife journal De Tidj a testé pendant 4 mois auprès de 200 lecteurs ce nouveau support avec 90 % de taux de satisfaction et 50 % de lecteurs prêts à acheter le support en question. La technologie en tout cas est là, prête à être utilisée. L'e-book n'a pas encore - et de loin pas - encore détrôné le livre. Mais on a vu à d'autres occasions qu'une nouvelle technologie perçue à ses débuts comme marginale et peu susceptible de devenir d'usage universel pouvait aussi soudain basculer de la confidentialité de quelques experts et "geeks" au statut d'objet grand public à usage quotidien. Et l'on ne peut prédire toutes les évolutions liées à la toile.

    L'e-book existe déjà, mais les nouveaux e-readers qui arrivent sur le marché à des prix encore assez élevés (on n'est pas encore sous la barre des 100 dollars) donnent des pistes pour l'e-journal de demain peut-être...

    • la lecture multimédia ( texte, photo, vidéo, son)
    • l'hypertextualisation du contenu (par exemple remonter à partir d'un mot clef dans un texte vers les autres articles déjà publiés sur le même sujet ou vers d'autres liens multimédias)
    • un mode de lecture modulaire (on peut zoomer dans la page, aller directement à une rubrique... )
    • la multifonctionnalité du matériel utilisé: on peut lire son journal certes, mais aussi écouter de la musique au format mp3, s'en servir comme d'un GPS, lecteur RSS

    Pour la production de l'information et sa consommation, un e-journal cela signifie aussi

    • un journal qui de "quotidien" (paraissant toutes les 24 h, de manière hebdomadaire ou mensuelle...) devient un journal en temps réel ou, selon l'expression utilisée par Nicolas Boutet de Wedia: "un journal en bouclage permanent". On imagine ce que cela peut changer dans la vie d'une rédaction!
    • Un journal qui peut se lire "à la demande", multiéditionné en quelque sorte selon des critères géographiques, de centres d'intérêt ou de typologie de lecteurs
    • Un journal qui préserve le plaisir de lire grâce à un feuilletage encore amélioré par des outils de navigation et de recherche
    • Un journal naturellement interactif: sondage en direct, panels lecteurs, notes d'intérêt pour les articles ou les rubriques, jeux à télécharger...

    Quelques pistes d'avenir? On verrra, en tout cas on s'en voudrait de ne pas évoquer la dimension économique de ce questionnement d'ordre technologique. Si on arrive à diffuser dans le grand public une information constamment actualisée sur des supports numériques nomades, conviviaux et communicants, pourra-t-on se passer d'imprimer encore des journaux papier paraissant chaque matin?medium_616_photo.jpg

    J'entends déjà vos cris:

    "Comment? Vous imaginez que je vais lire un journal sur e-paper en prenant mon petit déjeuner et renoncer à ce contact quotidien avec le papier et l'encre qui accompagne mon réveil d'un doux cérémonial?????"

    C'est Hegel qui a dit que la lecture du journal c'est la prière du matin?

     

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