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  • Catherine Millet a raison

    Catherine Millet a bien raison de rappeler dans son éditorial d'Art Press de novembre que le "coup" de Damien Hirst qui a mis ses oeuvres aux enchères n'est pas inédit.

    En effet, Jean-Pierre Raynaud , deux ans auparavant, avait aussi (bien) "soldé" les oeuvres de son fonds chez Christie"s. Lire à ce sujet, le post publié sur ce même blog à l'époque: "Le plaisir de l'enchère".

    JEAN PIERRE RAYNAUD JUIN 1999.jpg

    La critique procède toutefois dans son article à un comparatif intéressant entre les deux démarches. "La différence entre les deux tient à quelque chose de profond" affirme Catherine Millet.
    Ainsi voit-elle dans l'action de Hirst "un commentaire, par exarcerbation et provocation, du marché".

    En revanche, la démarche de Raynaud, selon elle, relève de "la prise de conscience existentielle. L'artiste venant d'exposer au musée de Nice les oeuvres qu'il avait conservées depuis plus de quarante ans de travail. Il décidait qu'elles ne pouvaient pas rentrer à l'atelier. Tout à coup, le passé devient trop étouffant, il fallait le disperser pour mieux se remettre au travail".

     

     

  • Damien Hirst en vente directe

    Damien Hirst a réussi son coup et court-circuité avec succès les galeries. La vente aux enchères de 223 de ses oeuvres chez Sotheby's à Londres, dont le montant estimé était de 82 millions d'euros, avait en effet déjà rapporté pas moins de 84,94 millions d'euros (70,55 millions de livres) pour les 53 premières pièces proposées le lundi. Les galeristes qui misaient sur un fiasco de ce procédé de vente directe seront déçus mais surtout inquiets de ce succès. D'autant, comme le relève Harry Bellet dans le journal Le Monde, la majorité des acheteurs londoniens n'étaient pas la clientèle habituelle des galeries, mais une autre génération de collectionneurs... 15 000 personnes avaient visité l'exposition précédant la vente. Cela constituait une première pour la célèbre maison des ventes qui n'avait jamais proposé, depuis sa création en 1744, de vente directe d'un artiste. Damien Hirst, avec des oeuvres de 2008, touchera donc l'intégralité des recettes de la vente, alors qu'habituellement les galeries prélèvent un fort pourcentage sur la vente des oeuvres, avec des commissions de 40 à 50 % souvent.

    Le "Veau d'or", dont la fourchette d'estimation était de 8 à 12 millions de livres, a été cédé pour 10,3 millions de livres... L'oeuvre est constituée d'un veau installé dans un aquarium rempli de formol, avec sur son crâne et ses cornes un disque en or de 18 carats.

     

     

     

     

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