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journalistes

  • Les états généraux, ça va règler quoi?

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    Bon ça y est. Les états généraux nous ont pondu un Livre vert avec plus de 90 recommandations  (93 très exactement) et suppliques que le président de la République va trier pour décider ce que, in fine, l'état va faire pour la presse en crise.

    "Un catalogue de mesures de bon sens", note le Forum des Sociétés de Journalistes qui regrette néanmoins le

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    "grand vide sur la reconnaissance juridique des équipes rédactionnelles".

    La prochaine étape est attendue pour le 23 janvier prochain. Ce jour-là Nicolas Sarkozy annoncera les mesures retenues.

    Les éditeurs de presse en tout cas auront été constants dans leurs revendications et le catalogue à l'arrivée de ce brainstorming décrété par l'Elysée devrait les satisfaire.

    Le titre du rapport "Pour gagner la bataille de l'écrit" dit d'ailleurs bien ce qu'il veut dire.

    "Pour gagner la bataille de l’écrit, puisque nous avons la conviction qu’elle doit et peut l’être, l’ensemble des acteurs de la presse – journalistes, éditeurs, diffuseurs, dépositaires, formateurs, personnels administratif, technique et des régies publicitaires, imprimeurs, prestataires d’inf

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    ormation en ligne…– ont été incités à prendre en main leur destin, à réinventer sur
    tous supports leur métier et leur offre éditoriale, leur organisation comme leur modèle de gestion alors que la révolution numérique bat son plein.
    Parallèlement, l’Etat a été invité à repenser profondément son action : dans l’urgence, pour passer le cap difficile de l’année 2009 ; et à long terme, pour offrir des réponses structurelles à des questions qui le sont tout autant et permettre aux entreprises de presse de s’adapter vite à un environnement incertain et en pleine refondation."

    On est bien en présence d'une stratégie du type "il faut sauver le soldat presse écrite" et les médias traditionnels, même si un groupe de travail sur internet et des propositions dans ce domaine peuvent faire penser qu'on n'a pas que réfléchit sur les critères défensifs du papier traditionnel.

     

  • Affaire de Filippis: les sociétés de journalistes indignées

    L'arrestation de l'ancien directeur de la publication de Libération provoque des remous dans le landerneau journalistico-politique hexagonal. Si la Garde des Sceaux trouve que c'est la procédure "normale" qui a été appliquée, d'autres - y compris au sein de la majorité présidentielle jugent la dite procédure un peu excessive par rapport à un simple délit de presse. Mais derrière l'émoi que focalise le cas de ce confrère, il faut imaginer que ce sort humiliant (fouille au corps etc...) constitue le lot de nombreux autres citoyens moins connus et moins défendus dans les médias. On peut plus globalement s'interroger sur les méthodes appliquées à tous au regard du respect et de la dignité de l'homme...

    En attendant, voici la prise de position du Forum des Sociétés de journalistes sur ce dossier brûlant...

    "Le Forum des Sociétés de journalistes (FSDJ) (1) exprime sa stupeur et son indignation face à l’invraisemblable traitement policier et judiciaire dont le journaliste Vittorio de Filippis, ancien PDG de Libération, a fait l’objet le vendredi 28 novembre.
    Les conditions de son interpellation, humiliantes, et son interpellation elle-même pour une affaire de presse relevant de la seule loi de 1881, témoignent d’un dérapage dangereux pour la démocratie dans notre pays.
    Le Forum des sociétés de journalistes s’associe à la Société civile des personnels de Libération (SCPL) pour demander qu’une enquête soit ouverte et ne comprendrait pas que les participants aux Etats généraux de la presse écrite -et surtout les journalistes ou directeurs de la publication- n’émettent pas de protestation contre cette atteinte intolérable au droit de la presse.
    Cette triste affaire intervient alors qu’un certain nombre d’événements préjudiciables à l’exercice du métier de journaliste se sont enchaînés ces derniers mois. Projet de loi ambigu sur la protection des sources, perquisitions de plus en plus fréquentes aux sièges de journaux, gardes à vue, mises en examen, et maintenant menottes et fouille au corps : où s’arrêtera la liste funeste ?
    Cette affaire touche chaque journaliste, et chaque citoyen, parce qu’elle peut être vécue comme l’expression d’un mépris grandissant à l’égard de notre métier, voire d’une volonté d’humilier ou d’inquiéter une profession dont le seul but est d’informer, quitte parfois à déplaire.
    Il est difficile de ne pas la rapprocher du contexte délétère qui règne autour de la presse alors que de soi-disant Etats généraux, où n’ont pas été accueillies toutes les parties désireuses de participer à la réflexion commune (dont les sociétés de journalistes), sont organisés par la présidence de la République. Difficile aussi de ne pas la corroborer aux attaques dirigées contre la profession par certains patrons de presse qui, ayant la part belle à ces tables rondes, réclament aux pouvoirs publics des modifications substantielles au statut des journalistes garant de leur indépendance."

    Paris, le 30 novembre 2008.
    [1] Sociétés de journalistes de L'AFP, L'Alsace, Courrier Cadres, Les Echos, Elle, L'Equipe, L'Etudiant, L'Express, Le Figaro, l'Humanité, I-Télé, Le Journal du Dimanche, Libération, Livres Hebdo, Marianne, Midi libre, Le Monde, Le Monde interactif, Le Nouvel Observateur, Paris Match, Le Point, Radio France, Radio France internationale, Sciences et Avenir, Télérama, La Tribune, La Vie

  • Le forum des sociétés de journalistes pas content

    Le Forum des SDJ (Sociétés de journalistes *) a fait savoir à Nicolas Sarkozy que le déroulement des états généraux de la presse écrite dans sa forme actuelle ne lui convenait pas. Du moins, dans sa dimension annoncée comme "participative" par rapport à laquelle les SDJ ne trouvent pas leur compte. C'est à Emmanuelle Mignon, conseillère élyséenne, que Jean-Michel Dumay, président du Forum et de la SDJ du journal Le Monde, s'est adressé. Le Forum des SDJ avait sollicité Bruno Frappat qui anime l'un des groupes de travail des états généraux, pour exprimer son "souhait de participer à la réflexion commune de son groupe de travail sur l'évolution des métiers du journalisme."

    Voici le message adressée à Mme Mignon:

    "Chère Madame,

    Le bureau du Forum des Sociétés de journalistes (FSDJ) (1), qui s’est réuni hier matin, lundi 13 octobre, demande expressément à ce que le Forum puisse participer aux quatre groupes de travail constitués dans le cadre des Etats généraux de la presse.

    Bruno Patino nous a conviés à son groupe de réflexion, François Dufour ne l'envisage que sous la forme d'une participation in personnae proposée à François Malye. Nous n'avons pas eu de contact avec Arnaud de Puyfontaine.

    M. Frappat, quant à lui, nous a proposé d'être simplement auditionnés par le groupe de travail qu'il constitue, et non pas d'en faire partie comme nous le demandions. A l'oral, il explique ne pas vouloir s'entourer d'"institutionnels" (ce qui est déjà en soi problématique), or la présence annoncée à ce groupe du premier secrétaire général du Syndicat national des journalistes montre que cette explication ne peut être la bonne.

    Pour mémoire, le Forum des SDJ (1) avait été l'un des premiers, si ce n'est le premier, à réclamer la tenue d'un "Grenelle de la presse" à l'automne 2007 compte tenu des mutations économiques et technologiques frappant le secteur (Le Monde du 6 novembre 2007).

    Ces états généraux devaient être l'occasion de réunir différents acteurs de la presse pour qu'ils participent, ensemble, à une réflexion commune sur l'avenir des médias d'information, les moyens de préserver le pluralisme et l'indépendance des rédactions, ainsi que sur l'évolution du journalisme. La méthode, semblait-il, devait permettre de sortir de celle habituellement employée pour les sempiternels rapports commandés sur ces sujets consistant pour une personne ou une petite commission de "personnalités" à auditionner des personnes "autorisées".

    En tout état de cause, il paraît difficile que les sociétés de journalistes ne soient pas associées à l'intégralité des travaux et des réflexions portant sur l’avenir de la presse.

    Nous insistons sur l'opportunité que représenterait notre présence aux travaux des quatre groupes de travail du fait, notamment, de notre capacité à relayer, dans nos rédactions, les réflexions qui émergeront et à faire remonter du "terrain" des réactions et des propositions.

    Dans l'attente de votre réponse, nous vous remercions de l'attention que vous porterez à notre demande.

    Bien cordialement,

    Jean-Michel Dumay, président  (SDR du Monde)
    François Malye, secrétaire général  (SDJ du Point)
    Sylvain Courage (SDJ du Nouvel Observateur)
    Caroline Mangez (SDJ de Paris-Match)
    Mathieu Quiret (SDJ des Echos)
    Isabelle Repiton (SDJ de La Tribune)
    Jacques Trentesaux (SDJ de L'Express),
    membres du bureau."

    (*) Ce forum réunit les SDJ suivantes: Sociétés de journalistes de L'AFP, L'Alsace, Courrier Cadres, Les Echos, Elle, L'Equipe, L'Etudiant, L'Express, Le Figaro, l'Humanité, I-Télé, Le Journal du Dimanche, Libération, Livres Hebdo, Marianne, Midi libre, Le Monde, Le Monde interactif, Le Nouvel Observateur, Paris Match, Le Point, Radio France, Radio France internationale, Sciences et Avenir, Télérama, La Tribune, La Vie (en cours Le Progrès de Lyon, 20 minutes

  • Droits d'auteurs: la méthode Lagardère

    Un accord vient d'être trouvé chez Lagardère pour gèrer la question des droits d'auteurs des journalistes, sujet en débat aux états généraux den la presse, notamment dans sa dimension plurimédia.
    Lire l'article du Figaro.

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