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  • Louvre, Versailles, Fontainebleau: l'art contemporain s'invite dans l'Histoire

    Copie de P5240148.JPGAprès Jan Fabre au Louvre, voici Jeff Koons au château de Versailles et le Palais de Tokyo qui investit le château de Fontaibleau avec une quinzaine d'artistes d'aujourd'hui... La confrontation de l'art contemporain et des ors de jadis suscite évidemment le débat. Mais il ne faudrait pas croire qu'a priori les critiques négatives l'emportent sur l'accueil positif de cette cohabitation.

    Jeff Koons explique (*) sa démarche en invoquant justement le cadre préexistant d'un château dédié dès sa réalisation à "l'exposition" du Roi et des manifestations de son pouvoir, de ses goûts...

    "Le Roi-Soleil avait ce pouvoir absolu de création" affirme l'artiste, "Je crois que mes oeuvres, h_4_ill_1094027_koons.jpgplacées dans l'environnement des symboles du XVIIe et du XVIIIe siècles, dans leur architecture, dans leurs arts décoratifs, vont s'y attacher. D'abord parce que j'aime profondément ce qui est baroque ou proche du baroque. Il me semble que le baroque manifeste le pouvoir absolu de la création".

    (*) Voir l'article de Philippe Dagen dans Le Monde et l'interview complète de Jeff Koons.

    (**) Voir auss2008dpexpotokyo.JPGi le portfolio publié sur le site du Monde

    Marc-Olivier Wahler, patron du Palais de Tokyo convoque pour sa part plusieurs artistes à Fontainebleau: Daniel Firman et son éléphant en équilibre sur sa trompe (voir photo), Werner Reiterer qui scotche son animal au plafond, Roman Signer, Gianni Motti, Urs Fischer... entre autres.

  • Jan Fabre au Louvre

    364094507.JPGRécemment s'est achevée au Louvre, l'exposition "L'ange de la métamophose"

    Le Louvre présentait sous ce titre, les oeuvres de l’artiste flamand Jan Fabre. Une carte blanche donnée au plasticien-chorégraphe dans les salles consacrées aux grands maîtres du Nord (Van Eyck, Rubens, Bosch…) qui interpelle le visiteur sous le titre « L’Ange de la métamorphose ». Fabre remet en jeu son langage habituel (utilisation du sang, d’insectes…) et revisite les grandes thématiques de ces collections : la mort et la résurrection, la puissance et les vanités humaines, l’argent, la folie. Une trentaine de dessins, sculptures et installations jalonnent ce parcours troublant par moments.
    Jan Fabre en tout cas signe là une intervention tout à faire intéressante qui entraîne le visiteur dans une nouvelle découverte des collections.

    Voici en album ci-contre, quelques images de cette présence inédite dans les collections du grand musée parisien.

     

  • Louvre: l'argent des émirats

    En France, on n'a pas de pétrole mais on a... des centrales nucléaires, des avions de chasse, des TGV et... des musées. Dont le Louvre, certainement le plus beau du monde.

    Dernièrement, les occasions n'ont pas manqué pour nos grands marchands (Sarkozy, Areva, Alsthom) de faire cocoricco en voyant plusieurs milliards s'afficher sur des chèques pas seulement arabes. Après, on laissera de côté les coûts colatéraux (droits de l'Homme, démocratie, etc...) comme autant de soultes à payer pour pouvoir toucher le gros lot!

    Le dernier exploit de la série, c'est notre ministre de la Culture (une collaboratrice du Président?) qui a pu en jouir pleinement en assistant le 7 janvier dernier à la signature de la convention de coopération liant le Louvre de Paris aux Emirats arabes unis pour la création d'une future antenne du musée français à Abou Dabi.

    C'est l’agence France-Museums, créée pour porter le projet, filiale commune de douze établissements publics français et dont le budget de fonctionnement est assuré par les Emirats, qui devra mettre en oeuvre un catalogue de 320 prestations durant les 30 prochaines années de cette coopération internationale, dont l'aide à la constitution des collections, la signalétique, l'accueil du public, la formation des équipes scientifiques du futur musée des Emirats dont l'ouverture est prévue en 2012-2013.

    A la clef, une cagnotte d'un milliard d'euros.  Ces fonds sont destinés  "à tous les musées prêteurs" et pourront aussi servir "à l'édification d'un centre d'archives qui va profiter à tous les musées et qui va être un élément important de notre politique", précise Christine Albanel.

    Autrement dit, vendre le Louvre aux Emirats cela permettra d'améliorer la vie des musées en France. Quant au centre d'archives évoqué par la ministre, il devrait réunir les ateliers de restauration des oeuvres du Louvre et de Versailles, ainsi qu'une partie du laboratoire des musées de France. Les réserves du Louvre, d'Orsay, du musée des Arts décoratifs et du musée des Beaux-Arts bénéficieront aussi de cette nouvelle structure qui coûtera près de 150 millions d'euros.

    Va-t-on se plaindre ce cette mane venue d'ailleurs?

    Et puis finalement, après les pyramides égyptiennes, le président et sa (peut-être) future prmeière dame pourront passer de prochaines vacances dans les émirats à contempler les belles collections venues de France qui y seront exposées...

     

  • Musée du Louvre à l'export (suite)

    medium_358402806_bcdeb86208.jpgFaut-il exporter nos musées? On en a déjà parlé à propos du projet du Musée du Louvre de présenter une partie des oeuvres de sa collection dans un futur musée à Abou Dhabi en exportant par la même occasion le label du Louvre.

    Jack Lang, qui avait déjà soutenu cette initiative vient de redire son adhésion à cette démarche dans un point de vue largement argumenté que publie le journal Le Monde dans son édition du 1er février.

    Sous le titre "Le Louvre, un musée universel", l'ancien ministre socialiste de la culture apporte sa caution à ce projet porté par le président du grand musée français, Henri Loyrette, "pour un plus grand rayonnement de l'excellence des musées français et de leurs personnels", plaide Jack Lang.

    Evoquant l'histoire du Louvre, le député socialiste, suggère qu'il "existe un Louvre sans frontière, un Louvre "hors le Palais" qui s'identifie à la France, à son patrimoine, à son histoire, mais aussi à son éclat, à ses missions de diffusion du savoir".

    Rappelant au passage quee le Louvre a ouvert en 2003 un département des arts de l'islam qui nourrit une coopération nouvelle avec les pays du Proche et Moyen Orient, Jack Lang s'exclame: "Il y aurait vraiment une incongruité à refuser de prêter à l'étranger nos propres trésors".

    Et à refuser les millions d'euros des émirs mécènes! Et qu'on se le dise: "L'argent privé est nécessaire, s'il ne se substitue pas aux efforts de l'Etat. Il faut être vigilant, mais il n'y a pas de quoi pousser des cris d'orfraie".

    Encore une pensée langienne pour finir, pleine de lucidité: "Soyons clairs: la société du spectacle et l'ordre marchand dirigent le monde dans lequel nous évoluons depuis des décennies. Il ne s'agit donc pas de créer une rupture dans la politique culturelle, mais de s'interroger sur ce qui doit être un musée universel à l'heure de la mondialisation, d'élargir ses missions et ses publics".

    Et Ségolène, elle en pense quoi de tout ça?

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