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ministère de la culture

  • Les achats de l'Etat à la FIAC : Adel Abdessemed, Pascal Convert, Jean-Michel Othoniel, Julien Prévieux, Fabien Giraud, Raphaël Siboni...

    Une vingtaine d'artistes et 24 oeurevs d'art : telles sont les emplettes du Centre National des Arts Plastiques (le CNAP) à l'occasion de la FIAC qui se tient actuellement à Paris, la 36e édition de la Foire d'Art Internationale de Paris.

    Le Ministère de la culture a octroyé une enveloppe de 400.000 euros, soit exactement la même somme que celle allouée depuis 2006 pour ces achats publics.

    Ce sont notamment des oeuvres d'Adel Abdessemed, Pascal Convert, Jean-Michel Othoniel, Julien Prévieux, Fabien Giraud et Raphaël Siboni oqui été sélectionnées par la commission nationale consultative en charge des acquisitions.

    Elles viendront enrichir le Fonds national d'art contemporain, plus grande collection d'art contemporain en France avec 28 000 oeuvres acquises depuis 1981.

     

  • Des mesures pour doper le marché de l'art en France

    Dîtes "33": c'est en tout cas le nombre de mesures annoncées aujourd'hui, par la ministre de la culture Christine Albanel dans le cadre du "plan de renouveau pour le marché de l'art en France".  d0016a57e508aef3414d0b4ca8669ce1.jpgEn fait, le gouvernement retient 33 recommandations sur les 35 formulées par Martin Bethenod, commissaire-général de la FIAC, auquel la ministre avait commandé un rapport également rendu public à cette occasion.

    Dans son rapport, Martin Bethenod rappelait que le marché de l'art était certes en retard par rapport au marché mondial, mais que la situation s'était toutefois améliorée ces dernières années. Ainsi si les ventes publiques d'oeuvres d'art entre 1998 et 2002 sur le marché héxagonal ont régressé de - 21 %, entre 2002 et 200, elles ont progressé de + 36 % entre 2002 et 2006, avec une hausse de + 13 % en 2006 (à comparer toutefois avec les + 36 % du marché mondial...)

    Avec de telles "performances" le marché français se situe encore en 3e position au classement mondial, mais talonné par la Chine.

    Trois cibles sont à isoler pour savoir à qui doit profiter cette "libéralisation" française.

    STIMULER LA VOCATION DE COLLECTIONNEUR D'ART 

    D'abord le particulier. Pour stimuler les vocations de collectionneur d'art, l'instauration d'un prêt bancaire à taux zéro pour les particuliers souhaitant acheter une oeuvre d'art s'inspire de l' "own art" britannique. Au passage les banques en profiteraient aussi dans le cadre de la loi mécenat de 1987 modifiée en 2002.

    PLUS DE DEDUCTIONS POUR LES ENTREPRISES ET LES PROFESSIONS LIBERALES 

    Ensuite les entreprises: grâce à l'assouplissement des conditions dans lesquelles elles peuvent s'appuyer justement sur la loi mécenat. Entreprises et professions libérales, avec un plafond de déduction fiscale pour les PME qui passerait d'un taux actuel de 0,5 % à 2, voire 3 %. A noter aussi, que l'obligation d'exposer les oeuvres attachée à cette disposition pourrait être aménagée.

    PLUS DE POSSIBILITES POUR LES MAISONS DE VENTES

    Enfin, les maisons de ventes: leurs offres pourront s'aligner sur les pratiques internationales (ventes de gré à gré, garantie d'un prix minimum pour le vendeur, vente des oeuvres leur appartenant). 

     

     

  • Buren, les colonnes, la commande publique

    Dans la Cour d'Honneur du Palais-Royal à Paris, l'oeuvre "Deux plateaux" de Daniel Buren3551f2c180b7a75808ab0dd912e35344.jpg appartient au paysage urbain. Les promeneurs du parc voisin y circulent comme dans un espace devenu familier, presque banal. Les enfants se perchent sur les colonnes les plus basses, les adultes s'y assoient volontiers, le lieu invite au (photo Dominique Bannwarth) rendez-vous amoureux, main dans la main (on n'y a pas encore aperçu Nicolas et Carla... ) à slalomer entre les polygones verticaux et les fameuses rayures. Oubliée la controverse qui sévit jadis dans les années 80, les années Mitterrand-Lang, au sujet de cette commande publique de Daniel Buren.

    Et puis voilà que renait le débat, par la parole de l'artiste. Et Buren n'étant pas un artiste qui parle pour ne rien dire... ses propos ne laissent donc pas indifférent car ils illustrent parfaitement la problématique de l'usage des commandes publiques (*) et leur préservation dans la durée.

    Faut-il carrément détruire l'oeuvre?


    En cause, l'état de cette oeuvre de 1986 pour laquelle l'artiste avait déjà demandé à l'Etat d'intervenir. Las, de ministre en ministre, les colonnes n'ont pas mobilisé les esprits et encore moins les moyens du Ministère de la Culture. "C'est une pièce qui est à 50 % détruite", affirme Buren qui assimile cet état de l'oeuvre à du "vandalisme". De deux choses l'une, suggère-t-il: ou l'on restaure les "Deux plateaux", ou alors ou détruit carrément l'oeuvre!

    Il est vrai que le code de la propriété intellectuelle artistique garantit en principe "le droit au respect de l'intégrité de l'oeuvre"

    Daniel Buren reconnaît par ailleurs, dans une interview au journal Le Monde parue le 3 décembre dernier que "démolir les colonnes coûterait aussi cher que de les réparer".

    Une fontaine sans eau... depuis 7 ans 

    Rappelant que son oeuvre ne se limite pas à la partie visible en surface - les colonnes - mais s'articule autour d'un dispositif également installé en sous-sol de la place et utilisant l'eau, Daniel Buren propose cette image: "Si vous ne changez pas une tuile de votre toit lorsqu'elle est brisée, au bout de quelques années, vous n'avez plus de maison? Les Deux Plateaux sont aussi une fontaine: l'eau n'y coule plus depuis sept ans. Six mois je comprends, Mais sept ans!"

    A la direction de l'architecture et du patrimoine, Michel Clément se veut toutefois rassurant: la rénovation des colonnes est programmée, "mais dans le cadre d'un ensemble de restaurations importantes au Palais-Royal". Et ces travaux " programmés" sont étalés dans le temps de 2007 à 2011.

    "Une négligence généralisée envers les oeuvres d'art contemporaines"

    Pour notre confrère du Monde, Harry Bellet, cette affaire tient du symbole, ce à quoi Daniel Buren répond; "Evidemment, c'est devenu un symbole, mais aussi celui d'une négligence généralisée envers les oeuvres d'art contemporaines. Cela sert aussi de défoulour à tous ceux qui sont contre le simple fait que cela existe. Dans les commentaires actuels, je sens l'extr^me droite qui se réveille : je retrouve les anciens slogans anti-Lang, les vieilles insultes antisémites. Maus les artistes ont un droit moral sur leur oeuvre. C'est pour ce al que je bats. Jusqu'au procès, s'il le faut. Mais démolir les colonnes coûterait aussi cher que les réparer. C'est la solution de loin la plus absurde, et j'espère qu'on n'en arrivera pas là".

    (*) commande publique: "La commande publique désigne à la fois un objet - l'art qui, sortant de ses espaces réservés, cherche à rencontrer la population dans ses lieux de vie - et une procédure, marquée par différentes étapes, de l'initiative du commanditaire jusqu'à la réalisation de l'œuvre et sa réception par le public."

    Voir aussi la commande publique artistique du tram-train de l'agglomération mulhousienne où Daniel Buren a réalisé 26 arches balisant les stations de la ligne 2.

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