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peopolisation

  • Carla et Nicolas: la faute à qui?

    Nicolas Sarkozy a remercié ce matin les journalistes - 600 confrères entassés dans la salle de presse pour cette rentrée politique du Président très à l'américaine - d'avoir attendu la deuxième question pour aborder sa vie privée...

    On en reste baba! Pourquoi pas la première question, histoire d'évacuer les derniers potins de la rubrique "people"? Par décence sûrement. Mais, le président français joue à merveille de cet étrange rapport qu'entretiennent aujourd'hui les médias avec sa vie privée. Sur le mode, je ne montre pas... mais je laisse voir. Et si vous regardez, c'est pas moi qui alimente la chronique, c'est vous.

    Symptômatique, le geste inhabituel de cet enfant - le fils de la nouvelle compagne du président issu d'une précédente relation conjugale - se masquant le visage pour échapper aux photographes et aux caméras. Son père vient d'ailleurs de faire savoir que tout cela ne lui convenait pas et que le gamin dans cette affaire n'avait pas à être ainsi exposé.

    Le président de la République a donc fait mine de renvoyer les journalistes dans leur 22 mètres sur le mode: la médiatisation de ma relation privée c'est le fait des médias, pas le mien! Quoi de plus normal que de visiter des pyramides quand on est en Egypte, suggère encore Nicolas Sarkozy... Et si certains médias décident d'en rendre compte, c'est leur responsabilité.

    Nicolas Sarkozy a plusieurs fois prononcé deux mots lors de ces 2 heures de conférence de presse: hypocrisie (c'est pour les autres, ses prédécesseurs qui avaient des vies privées connues de tous et surtout du mircocosme journalistique parisien et dont on ne parlait pas ) et cohérence (celle qu'il revendique pour la plupart de ses postures politiques et que l'on devine appliquée aussi à la gestion de sa sphère privée).

    Alors, si l'on retient la leçon de ce grand moment de dialogue entre les journalistes et le chef de l'Etat, on peut se dire que pour être cohérent, nous médias et journalistes qui n'arrêtons pas de dénoncer la "peopolisation" de la vie politique devons cesser d'écrire la moindre ligne sur ces faits là pour consacrer notre métier à l'information qui intéresse vraiment les gens sérieux et les Français: le pouvoir d'achat, les retraites, les 35 heures...

    Chiche?

     

  • Une journée sans?

    Il y avait déjà la kyrielle des journées "sans": tabac, voiture... Y aura-t-il bientôt une journée sans... Sarkozy dans les médias?

    C'est en tout cas l'idée lancée par Jean-François Kahn et relayée par d'autres confrères qui proposent une "Journée sans lui" le 30 novembre prochain.

    Cela ressemblerait à quoi? Pas d'images, d'articles, d'interviews radios? Pas de micros tendus, de caméras en roue libre, d'ordinateurs qui chauffent sous l'effet Sarko?

    "Pourquoi une journée sans lui ne serait pas une occasion de travailler l'actualité autrement que depuis l'angle du bureau de presse du gouvernement?" s'interroge Clara, journaliste à Radio Ici et Maintenant.

    Cela signifie-t-il que les médias et ceux qui les animent, donc les journalistes, auraient désappris de choisir un autre angle que celui proposé par une attachée de presse ou un bureau politique élyséen? L'actualité, Nicolas Sarkozy en produit à tout moment, c'est bien là le problème de la presse. Et comme cette dernière, la presse, fonctionne avec un parfait mimétisme amplificateur comme le dénonçait jadis Pierre Bourdieu, on finit vite par sarkozyser toutes les Unes, ouvertures de JT et autres émissions d'info.

    Mais est-ce que les lecteurs, auditeurs, téléspectateurs en ont aussi besoin de cette journée "sans"? Ou au contraire, sont-ils friands des péripéties présidentielles quand ce n'est pas de ses soucis familiaux?

    La séparation du couple Sarkozy, la sortie domicale du président allant chercher des ressortissants français en avion au Tchad ce sont tout de même de belles unes, non? Le côté peopilisation du traitement de cette actualité n'est-il pas du goût du public? Si ce n'était pas le cas, pourquoi la presse et les journalistes en parlent-ils autant?

    On va nous rétorquer, oui mais pas tous les journalistes, oui mais pas tous les journaux...

    N'empéche, ça changera quoi une journée sans?

     

     

     

     

     

  • A vos blogs citoyens!

    Les récents scrutins électoraux ont montré combien internet était devenu un levier important des processus de communication d'une part, mais aussi une plateforme nouvelle de développement du débat, voire de ce que certains, comme Alain Duhamel, désignent comme la démocratie d'opinion.,

    L'univers des blogs a largement été investi par les candidats, les partis, mais aussi nombre d'individus qui ont trouvé là un terrain d'expression inespéré. On a beaucoup voté aux présidentielles et tout le monde y a vu l'effet positif d'une réconciliatiion entre la politique et le citoyen.

    Las, aux législatives, la fièvre est retombée. Le débat va-t-il maintenant se poursuivre sur le net? La dernière vague virale des vidéos de Sarkozy au G8 semble indiquer que les nouveaux acteurs qui sont de sacrés blogueurs ne vont pas relâcher leurs efforts.

    Face à cela, la presse "traditionnelle" se peopolise encore un peu plus avec la récente affaire conjugale du couple Royal-Hollande qui alimente la chronique politique alors même que le PS part en déconfiture. De là à ce que certains y voient une relation de causes à effet...

    Comptons donc sur l'agora numérique des blogs pour contrer tous ces effets anecdotiques de la vie politique et instaurer une "conversation" politique plus intense et permanente!

     

     

     

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