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populisme

  • Schneidermann-Duhamel: leçons croisées

    La première salve de Daniel Schneidermann dans sa chronique du 2 février parue dans Libération sous le titre "Chirac et le sacrilège des surligneurs"
    "Ainsi se déploie, chaque matin sur les radios, chaque soir sur les écrans de télé, chaque jour dans la presse écrite, le questionnement journalistique à quinze têtes. La limite la plus évidente du journalisme français, c'est qu'il est fondamentalement un journalisme d'analyse et de recueil de réactions, de porte-micros et d'exégètes.
    Si c'était un outil, ce serait une tenaille dont les deux mâchoires s'appelleraient le micro-trottoir, et Alain Duhamel. En bas, on tend le micro au peuple, avant de sélectionner soigneusement ses réponses en fonction de ce que l'on pense qu'il devrait penser.
    En haut, on arbitre le ping-pong permanent des petites phrases, des polémiquettes et des coups bas. On répercute les crocs-en-jambe, les attaques et les contre-attaques. On dissèque savamment les stratégies et les positionnements. On analyse les arrière-pensées, sur la base de confidences «off», bien entendu, glanées lors des innombrables déjeuners entre puissants et journalistes.
    Dans ce déluge quotidien, des absents de marque : les faits. Les faits obscurs, et qui le resteront, puisque les projecteurs se braquent ailleurs."
    La réponse d'Alain Duhamel, toujours dans Libération sous le titre "Schneidermann ou la tentation du populisme""C'est l'air du temps, c'est la posture de nombreux candidats, c'est donc la mode chez certains chroniqueurs : puisque les Français s'affichent sévères, critiques et pessimistes, puisqu'ils se méfient du monde politique et se défient du monde médiatique, puisqu'ils rejettent les élites ou ce qu'on leur désigne comme cette caste forcément arrogante, égoïste et inefficace, pourquoi ne pas tenter une cure de populisme, pourquoi ne pas jouer des ressorts de la démocratie d'opinion, pourquoi ne pas flatter les préjugés, encourager les saintes colères, surfer dans le sillage des sentiments les plus protestataires, quitte à flirter avec la démagogie ?"

  • Vous avez dit populiste?

    medium_parisein.2.jpgLe Parisien - Aujourd'hui en France s'interroge dans son édition de vendredi sur la manière dont le mot "populisme" est utilisé par les protagonistes du grand cirque politico-médiatique (comme disait l'autre). A l'appui, le décryptage en parfaite symétrie des quelques propos choc de Sarko et Ségo qui en feraient presque oublier ce qu'on pensait jadis de Jean-Marie ou Philippe... l'encadré sur le "Poids des mots" permet de revenir au dictionnaire même si dans ce domaine chaque dictionnaire y va aussi de sa nuance.

    Pour l'universitaire Jacques Marseille, "Le populisme n'est pas un gros mot" et de fustiger "la faillite des élites".

    Alors comment a-t-on le droit de parler du peuple au peuple, quand on est un homme (ou une femme) politique et comment les médias doivent apprécier ce type de posture politique dopée par les bons sondages au bons moments.

    Quand Sarko épingle le laxisme d'un tribunal, v'la tout de suite dans la foulée le sondage qui dit que "les Français" lui donnent raison à x % Finalement on se demande si la nouvelle règle du jeu ce n'est pas la suivante: "je dis une grosse connerie mais si le sondage est bon, je persiste et je signe"

    Bon, le dossier du Parisien-Aujourd'hui en France a au moins le mérite de poser clairement la question...

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