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  • La presse régionale veut profiter des états généraux

     

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    La presse quotidienne régionale attend beaucoup des états généraux en cours.

    Quels arguments peut-elle faire valoir?

    18 MILLIONS DE LECTEURS QUOTIDIENS

    Représentant un maillage du territoire garantissant à chaque Français de pouvoir avoir accès à l'information de proximité, la PQR rassemble aussi chaque jour près de 18 millions de lecteurs et plus de 6,5 millions d'internautes sur les sites d'info de ses titres.

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    A elle seule, elle représente les deux tiers de la presse d'information politique et générale en diffusant chaque jour 5,5 millions d'exemplaires de journaux. Elle emploie un journaliste sur quatre, anime des réseaux de collecte de l'information avec 25 000 correspondants locaux, distribue le journal à domicile grâce à 20 000 porteurs et est présente dans 60 000 points de vente.


    COMMENT BAISSER LES COÛTS DE DISTRIBUTION?

    Que va-t-elle défendre dans ces débats?

    Plusieurs domaines lui paraissent prioritaires:

    D'abord, la question des coûts de distribution, avec l'augmentation notamment des prix du carburant. Comment baisser ces coûts? La PQR lance quelques pistes concernant la vente au numéro d'abord: exonération de la TIPP,exonération de la Taxe Professionnelle pour tous les intervenants de la filière de distribution, autoriser gratuitement la promotion, la vente à la criée et l’ouverture de points de vente ambulants de Presse Quotidienne dans tous les lieux publics, exonération totale de toutes les cotisations sociales pour les vendeurs colporteurs de Presse Quotidienne.

    Certains quotidiens régionaux (notamment en Alsace et dans le Nord) ont depuis longtemps développé un service de portage à domicile. Pour des titres comme L'Alsace ou les Dernières Nouvelles d'Alsace, l'abonnement et la livraison à domicile, chaque matin à 7 h par porteur, représentent près de 80 % de la clientèle... Ce qui leur confère un avantage certain mais plus suffisant. Car la vente au numéro reste encore pour de nombreux titres le principal levier de croissance.

    L'un des problèmes qui se pose à la PQR pour le portage, c'est la concurrence. C'est surtout la Poste qui est dans son collimateur. Les éditeurs du SPQR notent ainsi que "sur 440 millions d'euros d'aides publiques à la presse, 240 millions d'euros vont à la Poste". Certes la Poste porte chaque jour le double d'exemplaires de la presse quotidienne, mais elle touche en revanche des aides trente fois supérieure!

    Une meilleure répartition des aides constituerait déjà un sacré coup de pouce à la presse quotidienne. Mais pas suffisant tout de même, semblent suggérer les éditeurs.

    UNE "MODERNISATION SOCIALE" ELARGIE AUX REDACTIONS...

    Ces derniers attendent d'autres avancées de ces états généraux dont la possibilité de poursuivre ce qui a été pudiquement baptisé "plan de modernisation sociale" mais qui en fait constitue à gèrer le surcoût social des entreprises en réduisant les effectifs. Après les personnels techniques, les autres catégories de personnels des entreprises de presse sont visées: administratifs, commerciaux... et journalistes.

    Si le poids social et historique des ouvriers du Livre CGT est souvent brandi comme un handicap majeur de la presse française, l'autre question chaude du moment porte sur les droits d'auteurs des journalistes, l'utilisation des contenus et l'évolution du métier de journaliste.

    Le souhait des éditeurs serait de pouvoir disposer librement des contenus créés par les rédactions de manière générale et sur tous les supports de leur marque. Une vision plurimédia qui ne pourrait se mettre en oeuvre qu'à deux conditions: un accord acceptable avec les organisations représentatives des journalistes (syndicats SNJ ou CFDT, société des journalistes) et un véritable plan de formation pour aider les professionnels de l'information à aborder cette mutation importante de la manière d'informer, à la fois dans les processus de recueil et de collecte de l'information, dans son écriture et son formatage (pour quel support, sous quelle forme: écrite, photographique, vidéo... ) et dans sa gestion dans le temps (immédiateté, temps réel, alertes, édition quotidienne...)

     

     

  • Pas de quotidiens régionaux... imprimés

    Alors qu'une nouvelle grève de la FILPAC-CGT affecte ce jour la presse quotidienne régionale, la presse française en général s'interroge sur son avenir. D'autant que la fébrilité de la PQR et son bras de fer social entre syndicat patronal et Livre CGT (sur les salaires) s'explique aussi par les difficultés rencontrées cette dernière décennie par ces journaux dits de "proximité": baisse de la diffusion payée, baisse des recettes publicitaires, perte du leadership des moyens d'information du grand public (détrônée par la télévision évidemment mais aussi internet)... Le tout conjugué à une reconfiguration des moyens de productions: les systèmes éditoriaux d'aujourd'hui permettent à la rédaction de maîtriser presque de A à Z la réalisation d'un journal, en tout cas de l'écriture dans la page jusqu'à la réalisation des plaques utilisées sur la rotative pour imprimer le journal.

    LES REDACTIONS AU COEUR DE LA PRODUCTION 

    En clair, là où jadis intervenait une kyrielle de métiers (clavistes, correcteurs, metteurs en page, photograveurs... ) il n'y a souvent plus qu'un logiciel qui relie la rédaction au dernier maillon de production de l'impression: la rotative. Les personnels qui réalisaient les tâches intermédiaires, ont soit été reconvertis dans certains journaux (y compris en intégrant la rédaction, voire en devenant journalistes pour une minorité d'entre eux), des plans de départs anticipés en retraite et autres "plans de modernisation sociale" sont venus à la rescousse des éditeurs pour recalibrer leurs ressources humaines et leurs organisations du travail. Mais le monopole syndical de la CGT est restée le même dans les catégories de techniciens encore nécessaires à la finalisation du produit imprimé. D'où aussi cette situation particulièrement mal vécue dans les rédactions d'un journal produit par la rédaction et prêt à imprimer mais qui ne paraît pas parce que le dernier maillon de la chaîne - aujourd'hui une catégorie de personnel minoritaire dans les entreprises de presse - a décidé de tout bloquer.

    INTERNET OFFRE UN RELAIS D'AUDIENCE A NE PAS IGNORER 

    Entretemps, les rédactions ont découvert les vertus d'internet. A savoir, que même si le journal n'est pas imprimé, la production intellectuelle (et même graphique puisque que les rédactions réalisent elles-mêmes la mise en page des articles et des photos) et le matériau informatif d'une édition prévue pour le papier peut se retrouver sur internet, disponible pour le lecteur y compris sous sa forme la plus proche du journal print habituel, le PDF téléchargeable.

    Une manière d'isoler la plpus value apportée finalement par les rédactions dans le processus de création d'un titre de presse. La finalisation imprimée, aujourd'hui encore la plus prisée par le public traditionnel de la PQR, trouve à travers internet un support de diffusion nouveau, non encore pris en compte par les mesures d'audience du moins de manière cumulée (print + web).

    80059992.jpgPrenons l'exemple du journal L'Alsace-Le Pays, touché par la grève de certains personnels techniques, mais dont la rédaction a dès hier en info continue et aujourd'hui de manière habituelle des éditions quasi complètes sur ses sites www.lalsace.fr et www.lepays.fr

    VALEURS PERDUES ET VALEURS CONQUISES 

    Certes, aujourd'hui l'audience des journaux sur le net ne suffit pas en terme économique à compenser celle perdue par l'édition papier traditionnelle. La nouvelle valeur créee grâce aux supports numériques n'est pourtant pas à négliger et en tout cas à ne pas considérer comme une ressource "complémentaire" sans plus.  Simplement, il faut travailler cette conquète d' "internautorat" dans la durée et repenser parallèlement l'offre papier qui ne peut plus être ce qu'elle a été hier encore...

     

     

     

     

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