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présidentielles

  • Des chiffres qui parlent

    medium_Projet1.4.jpgQuel est aujourd'hui en France le premier quotidien d'information? C'est 20 Minutes qui grimpe sur la première marche du podium défini par l'étude EPIQ 2006-2007. Avec 2,4 millions de lecteurs, le journal gratuit progresse encore cette année de plus de 12% par rapport à l'an passé. Il précède aussi le quotidien L'Equipe qui a longtemps détenu la palme du quotidien le plus lu, mais qui reste quand même le journal... payant le plus lu selon la même étude, avec tout de même 2,3 millions de lecteurs!

    20 MINUTES + METRO = 4,4 millions de lecteurs

    On peut bien sûr s'interroger sur la mesure d'audience d'un titre distribué gratuitement dont le tirage n'est pas contrebalancé par une performance commerciale pure. Mais, ce serait là une défense mesquine car, gratuit ou pas, le phénomène 20 Minmedium_PODIUM.3.JPGutes est bien réel et ses lecteurs aussi. D'ailleurs, l'autre gratuit Métro fait un bond en avant de près de 28 % d'une année à l'autre et affiche aussi 2 millions de lecteurs au compteur.

    L'EFFET "SARKOZY"? 

    L'année électorale aura toutefois dopé aussi quelque peu les ventes d'autres nationaux qui montraient ces dernières années de nets signes d'essoufflement. Avec + 2,4 % pour Le Monde, + 0,6 % pour Libération et + 0,3 % pour Le Figaro, la presse dite de qualité recueille les miettes de l'engouement médiatique pour les présidentielles. Une embellie qui a aussi profité au secteur des magazines qui réalise un honorable + 0,7%.

    LES NEWS AUSSI 

    Les mesures d'Audipresse confirment cet effet électoral. Les hebdos d'information tirent encore mieux leur épingle du jeu électoral: +11,2% pour les quatre news magazines Le Nouvel Obs, Le Point, L'Express et Marianne. Ce dernier titre fait encore mieux que les autres avec un flatteur + 18,6 % (pour 1,5 million de lecteurs estimé) grâce certainement à un positionnement plus original et impertinent que ses confrères.

    Mais une hirondelle, même sarkozienne, ne suffit peut-être pas à faire le printemps. Attendons donc le suivant (de printemps) avec les municipales et les cantonales, que la presse quotidienne, régionale et locale, espère elle aussi florissant!

     

     

  • Que disent au fond les sondages?

    Que disent au fond les sondages? C'est un peu la question que soulève l'analyse de l'IRM, l'Institut de Recherche en Macropolitique animé par Jean-Marc Jouffroy qui répond à sa manière que le mieux placé des candidats au fauteuil élyséen ne rassemblerait au final mathématique que 8 % des suffrages. Du moins en se référant "aux certitudes de vote par rapport à l'ensemble de la population". En d'autres termes, l'animateur de l'IRM traduit aussi cette lecture des chiffres par une formule ironique: "l'impopularité latente de notre futur président de la république".

  • Les sondages mènent la danse

    Ce qui frappe dans cette campagne des présidentielles, c'est la versatilité des grands médias. Surfant sur les sondages dont on finit par faire des acteurs importants de ce barnum médiatique (cf l'expression de Michel Onfray), les médias font osciller le balancier des tendances au même rythme que IPSOS, TNS-SOfres et CSA.

    Ainsi, prenons François Bayrou. Quand il affichait encore moins de 20 % au compteur, soit un score ne lui permettant pas d'espérer passer en seconde mi-temps de ce match présidentiel, les instituts de sondage se fendaient néanmoins d'une question sur ses chances... au 2e tour!

    Finalement, cela a peut-être boosté son score (du moins dans les intentions de vote) de manière mécanique. Et après certains osent encore dire que les sondages n'ont aucune influence sur la seule réalité du "terrain". Le terrain ici c'est un électeur encore indécis mais qui semble jouer au casino avec des jetons Sarkozy, Bayrou, Royal.

    Et finalement, les journalistes commentent plus les sondages que les programmes. Evidemment, à ce jeu statistique et de marketeing politique pur, les petits candidats mangent la pelouse. La campagne officielle et ses règles d'égalité stricte de temps de parole leur redonne certes un porte-voix, mais le brouhaha médiatique dans la presse écrite n'est pas pour autant atténué, puisque les journaux et les magazines ne sont pas tenus aux mêmes règles.

    Ajoutez à cela que ce sont la plupart du temps les médias eux-mêmes qui commanditent les sondages et la boucle infernale est bouclée.

    Ce qui est finalement rassurant, c'est qu'au matin du 22 avril, chacun se retrouvera juste face à son droit de vote sans une petite voix qui lui souffle, juste avant le passage à l'acte, la tendance du jour...

     

     

  • Onfray: le blog en vérité

    Même Michel Onfray s'y met!

    Mais en gardant toutefois sa liberté de parole et l'esprit libertaire qu'on lui connaît. Il précise néanmoins qu'il veut consacrer cette incursion concédée dans la blogosphère à l'élection présidentielle: "En politique, nous dit Onfray, les mariages d’amour sont rares, il n’existe que des mariages de raison. Et la raison commande qu’on ne fasse pas de la politique un concours de beauté, une affaire partisane – du genre « je vote socialiste depuis quarante ans et ça ne changera pas…» quoi qu’il arrive - dans laquelle on abdique sa raison raisonnable et raisonnante, son esprit critique, sa capacité à pratiquer le droit d’inventaire."
    "Je crois à la réalité et à la vérité de la lutte des classes, je n’accorde mes suffrages qu’à ceux qui savent que le monde des gens modestes n’est pas une fiction, une fable, une facétie en provenance de Zola – qui nous manque, ceci dit en passant…-, mais une réalité constitutive du peuple français. J’aime le peuple comme Michelet l’aime. Ce peuple, j’en viens, je le connais, et c’est toujours lui qui fait les frais des gens de pouvoir, droite et gauche confondue, états majors syndicaux et bureaux politiques de partis à la même enseigne. Ce peuple, c’est lui qu’on saigne en priorité."

    En préambule, il nous a écrit: "Je me méfie d’internet qui, sous prétexte d’une généalogie libertaire est devenu une machine libérale et diffuse, à jets continus, des informations ne s’autorisant que de leurs auteurs. Sur la toile, une page de mensonges, d’erreurs, d’approximations, de faussetés volontaires, de mauvaisetés calculées vaut une page où l’on s’efforce à la vérité, à l’objectivité, à la précision de l’analyse, au travail.
    Qui fera la différence ? Quel lecteur pourra séparer le bon grain de l’ivraie, sinon celui qui manie déjà, en amont, le papier des livres avant la souris de l’ordinateur ? Car il faut savoir avant pour consentir ensuite à ce que l’on trouve, sous peine de considérer pareillement une page négationniste ou révisionniste et une autre tenue par une personne soucieuse de travailler pour faire émerger la vérité – car, malgré ma position perspectiviste nietzschéenne je ne renonce pas à parler de vérité tout en sachant ce qu’elle recouvre. Ici comme ailleurs, soyons nominalistes…"

    A suivre...

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