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  • L'iPad va-t-il sauver la presse?

    IMG_0073.JPGLe dernier "coup" de Steve Jobs c'est l'iPad. Ou comment celui qui a déjà modifié l'image du smartphone avec son iPhone a réussi à se détacher d'emblée sur le segment nouveau des tablettes numériques... du moins en terme de communication et de marketing.
    Comme à chaque fois, Apple a soigné son lancement avec tout le buzz avant-coureur fait de fausses et vraies rumeurs/infos.

    Avant même sa sortie, l'iPad a déclenché ainsi de nouveaux fantasmes chez les éditeurs de presse, accablés par la crise du papier, de la publicité

    Alors que Ruppert Murdoch revient à un modèle "payant" pour la presse en ligne, que la preuve par neuf (rentabilité et création de valeurs) n'a pas été atteinte par le tryptique gratuité/audience/pub, l'émergence d'un nouveau support technologique a bénéficié d'emblée d'un espoir de dernier recours : l'iPad va sauver la presse, car ce nouveau mode de consultation et de lecture de l'info va permettre aux médias traditionnels de re-monnayer leurs contenus.

    Et d'imaginer un multi-play - à l'image des triples plays des opérateurs de téléphonie mobile et autres fournisseurs d'accès - combinant l'abonnement à l'édition papier, à sa version numérique mise à jour en temps réel et ses déclinaisons mobiles et tablettes numériques.

    Dans la foulée des applications pour iPhone, de nouvelles applis pour iPad apparaissent pour tenter de profite de cette tendance porteuse qui a fait le succès de l'iPhone et dans une moindre mesure des smartphones en général.

    Il faudra néanmoins vérifier à l'épreuve des faits la pertinence du nouveau support (connectable en wifi ou en 3 G mais avec un forfait téléphonie en sus) pour diffuser des contenus jusqu'alors proposé dans une version imprimée ou sur des sites internet associés aux titres.

    Va-t-on réussir à faire payer des contenus similaires simplement parce que le confort de lecture sur un iPad (ou tout autre reader ou tablette) redonnerait envie aux infos-consommateurs de changer leurs habitudes, à savoir : tout trouver gratuitement sur le net;
    Gageons qu'il faudra à la presse une dose d'innovation et d'inventivité pour accroître l'attractivité de son offre, non seulement sur la notion de "primeur" de l'information, mais aussi dans le ciblage des thématiques susceptibles de trouver un segment de marché prêt à mettre la main au portefeuille.
    Restons donc prudent et laissons l'iPad vivre sa phase ascendante... avant de crier au "miracle".

     

  • Nouveaux médias : que nous réservera 2010?

    Que nous réservera 2010 dans le domaine des nouveaux médias, de l'évolution des médias dits "anciens" (la presse notamment), de nouvelles technologies ou de nouvelles pratiques de consommation des médias?

    Sans être devin, on peut imaginer d'abord que la crise qui touche la presse écrite (quotidienne nationale et régionale) n'est pas terminée. Avons-nous atteint le point le plus bas de cette "déflation" à effets multiples : moins de lecteurs, moins de publicité, moins d'argent, moins de journalistes... ?

    Les aides découlant des états généraux de la presse sont venues mettre un peu de beurre dans les épinards, mais ces recettes étatiques n'ont souvent que servi à rendre le tableau moins noir.

    Les modèles économiques traditionnels sont en panne. Et ceux qui ont été vantés ces dernières années n'ont pas démontré leur efficience... Internet n'a pas sauvé l'imprimé. Et la publicité n'a pas été cette potion magique que l'on pouvait jadis espérée.
    Les transferts du papier au web continuent mais les volumes et les valeurs sont inférieurs.

    La gratuité - paramètre jusqu'ici incontournable du net - est-elle encore suffisante pour attirer des internautes ou des lecteurs? Les journaux gratuits ne sont pas aussi triomphants qu'à l'époque de leur arrivée sur le marché... et l'on se met à construire de nouvelles stratégies où le "tout gratuit" cède sa place à une combinaison d'informations et de contenus accessibles sans payer (mais pas sans s'inscrire et créér un compte... ) et des contenus qu'on affiche comme de vraies valeurs ajoutées et qui doivent donc créer une plus value financière sur les sites.

    Certains phénomènes et tendances doivent toutefois nous faire réfléchir à la manière de formater et de diffuser l'information. D'abord, le succès de l'iPhone. 50 % des ventes d'appareils 3 G s'arbitrent au profit du wonder phone d'Apple... Les applications pour tout  (et parfois même n'importe quoi) ont fleuri comme les orties sur un terrain vierge. Et chacun, dans son domaine, cherche à proposer des services ou des contenus adaptés à ce nouveau type de consommation et de pratique.

    Mais là encore, la question reste la même : en dehors d'Apple, d'Orange... quelles recettes pour les créateurs de contenus?

    Ce qui reste vrai, c'est qu'aujourd'hui comme hier et certainement encore longtemps, les médias doivent affronter un arsenal de besoins à la fois collectifs et individuels dans la façon de chercher, consulter, utiliser l'information.

    La formule reste la suivante : quels contenus, pour qui, à quel coût, sur quel support, dans quel format, à quel moment de la journée ou à quel âge?

    Vaste programme!

    On s'y attaque en 2010?

     

     

  • A l'usage des journalistes qui s'interrogent sur l'avenir de leur métier

    Voici un document trouvé sur le blog de Benoît Raphaël pour méditer sur l'avenir de la presse et du journalisme.

  • Entre le papier et le web, un conflit social?

    Sur médiachroniques , Emmanuel avance l'hypothèse que la crise de la presse s'explique moins par une question de contenus que par un véritable clivage entre ceux qui réalisent et lisent les jounaux traditionnels et ceux qui recherchent, commentent, notent parfois l'informations sur les sites internet, ainsi qu'entre les journalistes "print" et les journalistes multimédia.


    Il affirme ainsi: "La vraie question de fond: une lutte pour le pouvoir et la friction entre classes sociales. L'internet permet l'expression d'une communauté qui ne se sent pas représentée par ses élites, ses journaux. La fracture s'étend jusqu'au coeur des rédactions, elle cisaille les partis politiques etc...
    Internet est l'instrument de la revanche des classes moyennes qui voient s'éloigner les perspectives de progression sociale. C'est le media des cols blancs qui se découvrent en voie de prolétarisation et vont s'allier très naturellement avec les professions intellectuelles de plus en plus marginalisées vis à vis du pouvoir économique.
    Parmi elles, une grande partie des...journalistes."

    Pourtant, les contenus entre Le Monde et lemonde.fr, entre Libération et liberation.fr, ne sont pas radicalement différents. Si ce n'est la dimension multimédia des sites internet de ces grands quotidiens nationaux et toutes les techniques de liens qui permettent d'approfondir un article en temps réel.

    La différence pour Le Monde serait plutôt à trouver sur son site lepost où le ton et la manière de faire remonter les informations sont franchement d'un autre genre.

    Il suffit de faire un tour sur les blogs des sites de jounaux pour se rendre compte de cette évidente prise de parole de ces lecteurs-internautes-citoyens qui souvent mettent en copier-coller d'un autre site d'info des extraits d'articles ou des liens pour argumenter face aux autres débatteurs de ces forums. Leur commentaire n'a pourtant pas toujours la reconnaissance des "professionnels de la profession" que sont les journalistes dans les rédactions print. Ils leur suffiraient pourtant de participer à ces débats on line pour ajouter à la légitimité de ce journalisme conversationnel... et à instiller la rigueur et l'expertise que parfois leur contestent les blogueurs...

     

     

     

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