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  • Les journaux ont vu leur diffusion augmenter en 2007

    On a tendance à penser que la presse écrite courbe le dos devant le développement d'internet, mais pourtant en 2007 la diffusion des journaux à l'échelle mondiale a encore augmenté, grâce aussi aux gratuits mais pas uniquement.

    C'est ce que révèle l'Association Mondiale des Journaux dans son rapport annuel. Voici quelques chiffres qui illustrent cette tendance:

    + 2, 57% pour les journaux payants

    + 3,65 % si on y ajoute la diffusion des journaux gratuits

    + 14 %, c'est la progression sur les cinq dernières années de la presse payante et gratuite

    Les journaux gratuits représentent 7 % de la diffusion mondiale des journaux, et l'Europe constitue un terrain privilégié puisquece marché capte à lui seul 23 % de leur diffusion.

    Parallèlement à la progression de la diffusion des journaux, les recettes publicitaires ont aussi augmenté en 2007 (+ 0,86 % l'an dernier, + 12, 84 sur les cinq dernières années).

    La presse écrite reste le média le plus utilisé par la publicité à l'échelle de la planète avec 40 % de part de marché contre 38 % à la télévision.

     

     

  • Quel avenir pour la télé publique?

    a2657c94cc0d22ee8c99ce9b315b54f2.jpgAprès le scud lancé en pleine conférence de presse présidentielle, le monde des médias s'est mis en agitation soutenue pour savoir quel sera l'avenir de l'audiiovisuel public.

    Si les actions de TF1 et de M6 ont soudain bondi, en tant que favoris potentiels à la récupération d'une (grosse) partie du gâteau publicitaire (voir le dossier publié à ce sujet par CB News), dans les chaînes publiques le doute s'est installé.
    Pas seulement dans les têtes des 300 personnes des services de publicité de France Télévisions qui s'interrogent légitimement sur leur devenir, mais aussi dans celles de tous les acteurs de l'audiovisuel: journalistes, techniciens, producteurs, animateurs...

    Diverses spéculations circulant: on va vendre France 2 au privé ou on va fourguer France 3 aux Régions... De Carolis, Albanel et Fillon se sont empressés d'entonner le choeur des garanties données au service public de survivre à ce nouveau coup médiatique de Nicolas Sarkozy.

    N'empêche, en déshabillant le service public de 800 millions d'euros de recettes publicitaires, le président de la République lance aussi une forme de défi aux chaînes nationales, celui de reconquérir un vrai statut de service public.

    Mais c'est quoi une télévision publique de qualité? Une télé libérée des contraintes de l'audimat? Certainement pas, en tout cas, ne doit-on pas exiger de notre service public qu'il soit aussi au service d'une grande idée: la démocratisation de la culture par exemple. Verra-t-on plus de théâtre en prime-time, plus de débats, plus d'émissions d'analyse pour comprendre l'évolution de notre société? Ou va-t-on considérer que toute publique qu'elle est France Télévision doit aussi divertir son auditorat, se rendre accessible à tous les publics, éviter un élitisme qui l'isolerait de la France profonde et jetterait dans la fosse aux lions de la téléréalité et de la télé poubelle pour cerveaux disponibles, une grande majorité de téléspectateurs?

     

  • Info locale et internet

    Info locale et internet: la question récurrente n'a pas fini de nourrir le débat. Comment amener un média traditionnel sur papier à investir sur internet en posant la double équation: public acquis/ public à conquérir et revenus acquis/revenus à développer?

    La question des publics d'abord: lectorat d'un côyé, audience de l'autre. Est-ce qu'on a les mêmes critères d'appréciation de la valeur économique des deux périmèters?

    Le lectorat d'abord -notamment dans certains quotidiens régionaux qui possèdent (comme en Alsace) un confortable tapis d'abonnés "fidèles" (jusqu'à 85 % de leurs ventes garantis, souvent à l'année), constitue un acquis irremplaçable à ce jour.

    Au-delà de l'acheteur, le taux de lecture d'un exemplaire papier vendu permet encore de basculer sur la notion plus large de "lecteurs" dont la masse correspond dès lors à une "audience". Je n'ajoute pas le critère de la "notoriété" de la marque...

    Donc, en partant de cet acquis "lecteurs" - qui s'émousse toutefois ces dernières années de manière systématique à quelques exceptions près - comment une entreprise de PQR va-t-elle pouvoir aborder efficacement le champ de conquête du web?

    L'audience ensuite: mesurable sur le web, elle conditionne la visibilité du site donc son potentiel à le valoriser publicitairement. Mais la rentabilité numérique est aujourd'hui aussi impalpable pour nombre de responsables de régie de presse régionale...

    En même temps, les dirigeants sentent bien que s'ils n'investissent pas sur ce secteur, ils se retrouveront demain face à des concurrents pure web qui vont occuper le terrain, car la nature, sur internet comme ailleurs, a horreur du vide!

    Evidemment, lorsque l'on répercute ce débat sur les rédactions, les mêmes arguments réapparaissent. Et la même question de l'investissement: faut-il chercher à sauver l'audience papier à force de nouvelles formules cherchant à séduire de nouveaux lecteurs plus jeunes, mais encore prêts à payer leur journal? Ou faut-il mettre le paquet sur de nouveaux médias?

    C'est peut-être effectivement en s'interrogeant sur le métier de "média local" que la presse locale trouvera des réponses à toutes ces questions...

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