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  • La création au secours de la crise?

    "Je veux que ça bouge, je veux que ça change, je veux que la culture soit notre réponse à la crise économique mondiale (...) et pour que ça soit vrai, il faut que la création soit au cœur de cette politique culturelle que je souhaite impulser": ces propos sont ceux tenus par Nicolas Sarkozy lundi dernier lors de l'installation du conseil pour la création artistique.

    Et comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, le président a même décidé de présider en personne ce nouveau conseil en compagnie de sa ministre Christine Albanel. Et de s'expliquer sur cette décision: "Ma parole est plus libre que celui qui produit et qui doit faire attention à ce qu'il dit (...). C'est donc à moi de donner un coup de pied dans la fourmilière, de bousculer les choses".

    Le "coup de pied dans la fourmillière"? On attend d'en savoir plus, mais l'expression suggère que le monde de la création artistique serait au plus mal et nécessiterait des actions radicales...

    On reste sur ce schéma très hexagonal de l'intervention de l'Etat dans l'action culturelle et artistique, Nicolas Sarkozy s'inscrit ainsi dans la lignée de ses prédécésseurs depuis Malraux. Ce que vous ne pouvez seuls, l'Etat vous y aidera! Pourtant, le monde culturel n'a pas aujourd'hui le sentiment d'être aidé comme il en aurait besoin et craint bien plus la crise encore... Alors, le fameux conseil de Sarkozy va-t-il être efficace pour inverser cette tendance? "Je crois fondamentalement à la capacité de l'Etat à impulser un changement de culture, pour apprendre à mieux soutenir le processus de création", affirme Nicolas Sarkozy. Chiche!

  • Le forum des sociétés de journalistes pas content

    Le Forum des SDJ (Sociétés de journalistes *) a fait savoir à Nicolas Sarkozy que le déroulement des états généraux de la presse écrite dans sa forme actuelle ne lui convenait pas. Du moins, dans sa dimension annoncée comme "participative" par rapport à laquelle les SDJ ne trouvent pas leur compte. C'est à Emmanuelle Mignon, conseillère élyséenne, que Jean-Michel Dumay, président du Forum et de la SDJ du journal Le Monde, s'est adressé. Le Forum des SDJ avait sollicité Bruno Frappat qui anime l'un des groupes de travail des états généraux, pour exprimer son "souhait de participer à la réflexion commune de son groupe de travail sur l'évolution des métiers du journalisme."

    Voici le message adressée à Mme Mignon:

    "Chère Madame,

    Le bureau du Forum des Sociétés de journalistes (FSDJ) (1), qui s’est réuni hier matin, lundi 13 octobre, demande expressément à ce que le Forum puisse participer aux quatre groupes de travail constitués dans le cadre des Etats généraux de la presse.

    Bruno Patino nous a conviés à son groupe de réflexion, François Dufour ne l'envisage que sous la forme d'une participation in personnae proposée à François Malye. Nous n'avons pas eu de contact avec Arnaud de Puyfontaine.

    M. Frappat, quant à lui, nous a proposé d'être simplement auditionnés par le groupe de travail qu'il constitue, et non pas d'en faire partie comme nous le demandions. A l'oral, il explique ne pas vouloir s'entourer d'"institutionnels" (ce qui est déjà en soi problématique), or la présence annoncée à ce groupe du premier secrétaire général du Syndicat national des journalistes montre que cette explication ne peut être la bonne.

    Pour mémoire, le Forum des SDJ (1) avait été l'un des premiers, si ce n'est le premier, à réclamer la tenue d'un "Grenelle de la presse" à l'automne 2007 compte tenu des mutations économiques et technologiques frappant le secteur (Le Monde du 6 novembre 2007).

    Ces états généraux devaient être l'occasion de réunir différents acteurs de la presse pour qu'ils participent, ensemble, à une réflexion commune sur l'avenir des médias d'information, les moyens de préserver le pluralisme et l'indépendance des rédactions, ainsi que sur l'évolution du journalisme. La méthode, semblait-il, devait permettre de sortir de celle habituellement employée pour les sempiternels rapports commandés sur ces sujets consistant pour une personne ou une petite commission de "personnalités" à auditionner des personnes "autorisées".

    En tout état de cause, il paraît difficile que les sociétés de journalistes ne soient pas associées à l'intégralité des travaux et des réflexions portant sur l’avenir de la presse.

    Nous insistons sur l'opportunité que représenterait notre présence aux travaux des quatre groupes de travail du fait, notamment, de notre capacité à relayer, dans nos rédactions, les réflexions qui émergeront et à faire remonter du "terrain" des réactions et des propositions.

    Dans l'attente de votre réponse, nous vous remercions de l'attention que vous porterez à notre demande.

    Bien cordialement,

    Jean-Michel Dumay, président  (SDR du Monde)
    François Malye, secrétaire général  (SDJ du Point)
    Sylvain Courage (SDJ du Nouvel Observateur)
    Caroline Mangez (SDJ de Paris-Match)
    Mathieu Quiret (SDJ des Echos)
    Isabelle Repiton (SDJ de La Tribune)
    Jacques Trentesaux (SDJ de L'Express),
    membres du bureau."

    (*) Ce forum réunit les SDJ suivantes: Sociétés de journalistes de L'AFP, L'Alsace, Courrier Cadres, Les Echos, Elle, L'Equipe, L'Etudiant, L'Express, Le Figaro, l'Humanité, I-Télé, Le Journal du Dimanche, Libération, Livres Hebdo, Marianne, Midi libre, Le Monde, Le Monde interactif, Le Nouvel Observateur, Paris Match, Le Point, Radio France, Radio France internationale, Sciences et Avenir, Télérama, La Tribune, La Vie (en cours Le Progrès de Lyon, 20 minutes

  • Presse: le message élyséen

    NS presse.jpgEn lançant ce matin les Etats généraux de la presse, du Palais de l'Elysée, Nicolas Sarkozy a donné quelques pistes sur lesquelles il estime que ce grand forum annoncé participatif puisse aller, tout en insistant sur le fait qu'au-delà de l'interpellation planétaire qu'a constitué internet et les journaux gratuits, la crise de la presse est "une crise bien française". Après les attendues évidences sur le rôle de la presse en démocratie...

    "UNE CRISE BIEN FRANCAISE"

    Mais le message présidentiel veut aussi s'adresser aux acteurs de la presse: "Je tiens également à ce que le rôle des uns et des autres dans l’évolution de notre presse écrite depuis 30 ans ne soit pas contrefait ou stigmatisé : vilipender le Syndicat du Livre pour mieux passer sous silence la responsabilité des éditeurs est tellement habituel ; vitupérer contre les droits d’auteur des journalistes pour mieux jeter le voile sur les retards d’investissement dans le web est tellement fréquent ; critiquer les contenus et les choix éditoriaux pour ne pas parler de la fabrication ou de la distribution est tellement classique."

    "LA PRESSE DOIT ETRE RENTABLE" POUR ETRE INDEPENDANTE

    Bon, en arrière-plan de tout cela, il y a quand même la question économique: "La presse doit être rentable, note le président de la République qui ne sera pas contredit par les éditeurs, et c'est encore le meilleur moyen d'être indépendant". La question de l'indépendance liée à la rentabilité, c'est bien beau, mais la question des moyens pour parvenir à cette optimisation sous contrainte (économique) n'est pas pour autant résolue sans capitaux et actionnaires dont la dépendance n'est pas automatiquement synonyme d'indépendance... Quelques exemples récents ont servi ce débat-là...

    NON A LA "PAUPERISATION" DE LA PRESSE

    L'économie donc. Qu'en dit Nicolas Sarkozy: "la ligne de plus grande pente de la presse, plus particulièrement celle de la presse d’information
    politique et générale, la ligne qu’il nous faut combattre, qu’il nous faut redresser, c’est la paupérisation. Paupérisation des contenus quand moins de 20% des prix de vente leur sont consacrés. Paupérisation des rédactions quand des plans sociaux assèchent les journaux de leur raison d’être, le journalisme. Paupérisation des réseaux avec la disparition d’un trop grand nombre de correspondants étrangers. Paupérisation de la profession avec des journalistes mal payés, mal outillés, précarisés. Paupérisation des entreprises de presse avec insuffisamment de fonds propres pour investir, innover, préparer l’avenir.L’enjeu central des Etats généraux, c’est de mettre fin à ce cercle vicieux qui contraint la presse às’épuiser dans une course en avant, pour survivre à des chocs extérieurs de coûts, de concurrence, de changements sociétaux dont elle n’a pas la maîtrise ou dont elle a perdu le contrôle.

    EDITEURS, JOURNALISTES, IMPRIMEURS, DIFFUSEURS... MEME COMBAT!

    Conclusion du chef de l'Etat: "Ce n’est pas seulement l’avenir des éditeurs qui est en cause. C’est celui de toute la profession, les journalistes, les imprimeurs, les rotativistes, les dépositaires, les diffuseurs… D’ici deux mois, nous ferons un premier bilan d’avancement du processus. Mon souhait est de pouvoir alors rapidement, avec vous, engager les réformes nécessaires, législatives, réglementaires, fiscales et financières annonciatrices d’espoir et de changement."

    A suivre donc...

     

     

  • Deux nominations élyséennes

    Le numérique a désormais son secrétaire d'Etat, Eric Besson, mais l'Elysée a aussi nommé un "monsieur web" chargé de gèrer l'impact sarkozien sur la toile en la personne de Nicolas Princen.

    Ces deux nominations révèlent en tout l'intérêt du chef de l'Etat - mais plus largement des instances politiques - pour la communication numérique. Le "buzz" est désormais une arme de guerre du combat politique ou de la communication politique: à double tranchant, car sur le web l'arroseur se retrouve parfois arrosé à son tour.

    Si la blogosphère s'agite sur le "monsieur web" de l'Elysée, d'autres s'interrogent sur le rôle qu'endossera le secrétaire d'Etat à l'économie Eric Besson par rapport à ses positions connues. 

     

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