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sondage

  • Le web a-t-il une influence sur les électeurs?

    24% des électeurs internautes confessent qu'ils pourraient être influencés dans leur vote par Internet (sites web, e-mails, blogs, vidéos), c'est ce que nous apprend un sondage réalisé pour RTL par Novatris/Harris Interactiv.

    Mais 71% des électeurs interrogés affirment au contraire ne pas être sous l'influence de la toile dans leur choix citoyen.
    Pourtant entre internautes le débat est parfois vif et nourri sur les blogs. Les bloggeurs hyperactifs sur le web ne réussissent pourtant pas à modifier les intentions de vote de ceux qui les lisent: le sondage en question indique en effet que
    75% des personnes interrogées estiment qu'elles ne sont pas en mesure d'influer sur le vote des autres via Internet, contre 25% qui sont d'un avis différent.

    Alors, peut-être faut-il d'abord croire à la vocation de lieu de discussion et de débat d'internet, une sorte de creuset d'idées d'un peu partout, de tout un chacun, une addition de points de vue que ne ferait donc pas une opinion plus générale et mesurable électoramement.

    La notion de démocratie participative - ce que le philosophe Michel Onfray désigne par le terme de "Barnum participatif" - peut certes s'alimenter en "citations" venues du "peuple" communiquant, mais peut-elle pour autant légitimer cette prise de parole comme l'expression structurée d'attentes et de besoins auxquels les programmes électoraux devraient apporter des réponses politiques. L'addition d'opinions - ici donc dans une configuration de démocratie d'opinion qui incite certains candidats à jouer de la corde populiste - ne fait certainement pas l'opinion générale, ni le score électoral, a fortiori elle ne donne pas non plus les garanties d'une plateforme spontanée et émergente (façon crowd sourcing) crédible pour les candidats.

  • Vous avez dit populiste?

    medium_parisein.2.jpgLe Parisien - Aujourd'hui en France s'interroge dans son édition de vendredi sur la manière dont le mot "populisme" est utilisé par les protagonistes du grand cirque politico-médiatique (comme disait l'autre). A l'appui, le décryptage en parfaite symétrie des quelques propos choc de Sarko et Ségo qui en feraient presque oublier ce qu'on pensait jadis de Jean-Marie ou Philippe... l'encadré sur le "Poids des mots" permet de revenir au dictionnaire même si dans ce domaine chaque dictionnaire y va aussi de sa nuance.

    Pour l'universitaire Jacques Marseille, "Le populisme n'est pas un gros mot" et de fustiger "la faillite des élites".

    Alors comment a-t-on le droit de parler du peuple au peuple, quand on est un homme (ou une femme) politique et comment les médias doivent apprécier ce type de posture politique dopée par les bons sondages au bons moments.

    Quand Sarko épingle le laxisme d'un tribunal, v'la tout de suite dans la foulée le sondage qui dit que "les Français" lui donnent raison à x % Finalement on se demande si la nouvelle règle du jeu ce n'est pas la suivante: "je dis une grosse connerie mais si le sondage est bon, je persiste et je signe"

    Bon, le dossier du Parisien-Aujourd'hui en France a au moins le mérite de poser clairement la question...

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