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sondages

  • L'hypocrisie du 18 - 20

    Franchement, ça devient ridicule. Alors que tous les médias français font d'incroyables contorsions pour ne pas dire tout en faisant comprendre, il suffit d'un clic de souris et l'on tue le suspens...

    C'était, une nouvelle fois, dimanche dernier, entre 18 h et 20 h, la course aux sondages diffusés sur internet par les sites des médias étrangers. Très vite, l'info circule et l'attente devant le poste de télévision dans les QG des partis ressemble à une cérémonie plus proche d'une messe déjà dite que d'une divine révélation.

    Le plus simple serait de fermer tous les bureaux de vote en même temps et de clore ainsi le scrutiin à la même heure pour tous.

    Cela permettrait du coup à tous les médias d'être en saine concurrence pour livrer à leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, le verdict des urnes.

  • Que disent au fond les sondages?

    Que disent au fond les sondages? C'est un peu la question que soulève l'analyse de l'IRM, l'Institut de Recherche en Macropolitique animé par Jean-Marc Jouffroy qui répond à sa manière que le mieux placé des candidats au fauteuil élyséen ne rassemblerait au final mathématique que 8 % des suffrages. Du moins en se référant "aux certitudes de vote par rapport à l'ensemble de la population". En d'autres termes, l'animateur de l'IRM traduit aussi cette lecture des chiffres par une formule ironique: "l'impopularité latente de notre futur président de la république".

  • Les sondages mènent la danse

    Ce qui frappe dans cette campagne des présidentielles, c'est la versatilité des grands médias. Surfant sur les sondages dont on finit par faire des acteurs importants de ce barnum médiatique (cf l'expression de Michel Onfray), les médias font osciller le balancier des tendances au même rythme que IPSOS, TNS-SOfres et CSA.

    Ainsi, prenons François Bayrou. Quand il affichait encore moins de 20 % au compteur, soit un score ne lui permettant pas d'espérer passer en seconde mi-temps de ce match présidentiel, les instituts de sondage se fendaient néanmoins d'une question sur ses chances... au 2e tour!

    Finalement, cela a peut-être boosté son score (du moins dans les intentions de vote) de manière mécanique. Et après certains osent encore dire que les sondages n'ont aucune influence sur la seule réalité du "terrain". Le terrain ici c'est un électeur encore indécis mais qui semble jouer au casino avec des jetons Sarkozy, Bayrou, Royal.

    Et finalement, les journalistes commentent plus les sondages que les programmes. Evidemment, à ce jeu statistique et de marketeing politique pur, les petits candidats mangent la pelouse. La campagne officielle et ses règles d'égalité stricte de temps de parole leur redonne certes un porte-voix, mais le brouhaha médiatique dans la presse écrite n'est pas pour autant atténué, puisque les journaux et les magazines ne sont pas tenus aux mêmes règles.

    Ajoutez à cela que ce sont la plupart du temps les médias eux-mêmes qui commanditent les sondages et la boucle infernale est bouclée.

    Ce qui est finalement rassurant, c'est qu'au matin du 22 avril, chacun se retrouvera juste face à son droit de vote sans une petite voix qui lui souffle, juste avant le passage à l'acte, la tendance du jour...

     

     

  • Médias: toujours plus!

    De plus en plus et de plus en plus souvent. L'appétit médiatique des Français suit une courbe en hausse si l'on en croit la dernière étude "Media in life" de l'institut Médiamétrie. Celle-ci montre que nous utilisons plusieurs médias dans une même journée et notamment les quatre principaux: télévision, radio, presse et internet. La consommation de médias progresse de 6,9 % en 2006 par rapport à 2005.

    Il faut néanmoins rattacher ce bond en avant à l'augmentation continue de l'utilisation d'internet et à la pratique croissante du téléchargement musical.

    Media in life nous apprend également que ces nouvelles pratiques de consommation de médias viennent s'ajouter le plus souvent à celles déjà engagées par les consommateurs. Ces derniers grignotent leur "temps média" sur les autres plages de vie, et notamment sur les séquences de repos.

    Ces pratiques de substitution ne sont pas les seuls paramètres de hausse de consommation. Le fait de pouvoir pratiquer des médias en déplacement (grâce à la mobilité et au nomadisme des divers matériels de loisirs ou terminaux de communication portables):ainsi,

    71 % des Français s'adonnent à cette pratique médiatique voire multimédiatique, hors domicile.

    Les médias c'est de plus en plus, quand je veux, où je veux et comme je veux!

     

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