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  • DE (Berlusconi) ZER

    dezer.jpgLe DE...ZER est un outil web permettant de remplacer les images et les mots représentant ou citant Silvio Berlusconi. En fait, il s'agit d'un projet lancé par un groupe d'artistes et programmateurs web italiens afin de remplacer dans les pages web, les photos et le nom du premier ministre italien par des bandeaux de couleur jaune. Cette première étape de "dé-berlusconisation", permet ensuite à ses promoteurs de remplacer ces espaces vides surlignés par des images des oeuvres des artistes italiens ou internationaux.
    L'objectif est d'initier une réflexion sur internet en tant que "contexte public" et d'imaginer une nouvelle destination pour ces espaces ainsi libérés. Pour aussi, à terme, permettre aux citoyens eux-mêmes de se réapproprié ces interstices nouveaux pour leurs propres expressions.
    DE ... ZER entend clairement remplir une fonction de subversion du système des médias en regard d'abord de la situation italienne où le chef du gouvernement contrôle à titre privé un groupe média omnipotent.
    Mais l'application développée en open source peut évidemment être utilisée au-delà de sa cible première...

    VOIR le site DE...ZER

     


  • Deux nominations élyséennes

    Le numérique a désormais son secrétaire d'Etat, Eric Besson, mais l'Elysée a aussi nommé un "monsieur web" chargé de gèrer l'impact sarkozien sur la toile en la personne de Nicolas Princen.

    Ces deux nominations révèlent en tout l'intérêt du chef de l'Etat - mais plus largement des instances politiques - pour la communication numérique. Le "buzz" est désormais une arme de guerre du combat politique ou de la communication politique: à double tranchant, car sur le web l'arroseur se retrouve parfois arrosé à son tour.

    Si la blogosphère s'agite sur le "monsieur web" de l'Elysée, d'autres s'interrogent sur le rôle qu'endossera le secrétaire d'Etat à l'économie Eric Besson par rapport à ses positions connues. 

     

  • Les modèles économiques à l'épreuve du web

    ee307318fb4fc36412b2ddf8eb039737.jpgBakchich, Rue89, ou bientôt MediaPart, les sites d'info pur player ont le vent en poupe. Pourtant, leur modèle économique, entièrement gratuit comme Rue89 ou Bakchich, entièrement payant comme MediaPart, n'est pas encore vraiment éprouvé.

    Le journal Les Echos signale ainsi dernièrement que ces trois sites sont encore en recherche de  fonds.

    Même si le postulat journalistique qui les anime - faire de l'information autrement, de manière participative et citoyenne, et en tout cas en restant indépendants - est salué par toute la profession comme une bouffée d'air frais et une forme de résistance encourageante dans un contexte général de "sarkozysation" des médias (ceux des amis du président: Bouyghes, Lagardère, Bolloré, Arnault... ), certaines questions restent ouvertes.24f07b2a4df3a7b2673b6f8a606b2a04.jpg

    Ainsi, comment assurer le coût d'une ligne éditoriale dégagée de toutes pressions économiques (on appelle cela des actionnaires, des annonceurs... ) alors même que pour exister ces médias doivent trouver des capitaux. Même si de bonne fées (capitalistiques) se penchent sur le berceau de ces nouveaux nés.

    La publicité reste le ressort financier le plus répandu de ces modèles économiques pur web. Mais celle-ci est fortement motivée par l'audience d'un site quel qu'il soit. Et afficher 500 000 visiteurs uniques mensuels suffit-il à drainer des budgets en adéquation avec les besoins d'une rédaction qui veut se donner les moyens de travailler en toute liberté? La liberté dans ce cas étant aussi de se donner du temps, des moyens humains, voire des garanties financiières en cas de poursuites judiciaires (qui restent un bon moyen de tuer un journal fragile financièrement, sur le papier ou sur le web).

    A l'heure où, par mimétisme avec le grand modèle américain (The Washington Post, The New York Times... ) la tendance est plutôt à la gratuité de l'information sur internet, ces nouveaux sites pourront-ils perdurer?

    Edwy Plenel et MédiaPart veulent pousser le défi encore plus loin, avec un modèle financé par les lecteurs qui pourrait se passer de la mane publicitaire. Son "point mort" annoncé, entre 65 000 et 75 000 abonnés selon Les Echos.

     

  • Le web a-t-il une influence sur les électeurs?

    24% des électeurs internautes confessent qu'ils pourraient être influencés dans leur vote par Internet (sites web, e-mails, blogs, vidéos), c'est ce que nous apprend un sondage réalisé pour RTL par Novatris/Harris Interactiv.

    Mais 71% des électeurs interrogés affirment au contraire ne pas être sous l'influence de la toile dans leur choix citoyen.
    Pourtant entre internautes le débat est parfois vif et nourri sur les blogs. Les bloggeurs hyperactifs sur le web ne réussissent pourtant pas à modifier les intentions de vote de ceux qui les lisent: le sondage en question indique en effet que
    75% des personnes interrogées estiment qu'elles ne sont pas en mesure d'influer sur le vote des autres via Internet, contre 25% qui sont d'un avis différent.

    Alors, peut-être faut-il d'abord croire à la vocation de lieu de discussion et de débat d'internet, une sorte de creuset d'idées d'un peu partout, de tout un chacun, une addition de points de vue que ne ferait donc pas une opinion plus générale et mesurable électoramement.

    La notion de démocratie participative - ce que le philosophe Michel Onfray désigne par le terme de "Barnum participatif" - peut certes s'alimenter en "citations" venues du "peuple" communiquant, mais peut-elle pour autant légitimer cette prise de parole comme l'expression structurée d'attentes et de besoins auxquels les programmes électoraux devraient apporter des réponses politiques. L'addition d'opinions - ici donc dans une configuration de démocratie d'opinion qui incite certains candidats à jouer de la corde populiste - ne fait certainement pas l'opinion générale, ni le score électoral, a fortiori elle ne donne pas non plus les garanties d'une plateforme spontanée et émergente (façon crowd sourcing) crédible pour les candidats.

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